Passe Sanitaire : Interdictions et cas particuliers !

Par Pierre Ferreiro – La Dépèche.fr – mercredi 21 juillet 2021, Saint Victor – Publié le mardi 20 juillet 2021 à 17h17 – Mis à jour le mercredi 21 juillet 2021 à 07h07.

Le passe sanitaire sera exigé à l’entrée de plusieurs lieux publics à partir de ce mercredi 21 juillet – AFP –

Passe sanitaire : bar-tabacs, marchés gourmands, interdictions vaccinales… certains cas particuliers posent question ! La première étape de l’extension du passe sanitaire commence ce mercredi 21 juillet : La Dépêche vous explique ce que cela implique concrètement.

L’extension du passe sanitaire annoncée ce lundi 12 juillet 2021, par le président de la République débute ce mercredi 21 juillet. Celui-ci sera étendu à tous les lieux de loisirs et de culture accueillant plus de 50 personnes.

Le passe sanitaire étendu : lieux, sanctions, masque… tout ce qui change à partir de ce mercredi 21 juillet 2021.

Le passe sanitaire sera exigé à l’entrée de plusieurs lieux publics à partir de ce mercredi 21 juillet 2021.

L’essentiel : La première étape de l’extension du passe sanitaire commence ce mercredi 21 juillet 2021 : La Dépêche vous explique ce que cela implique concrètement. L’extension du passe sanitaire annoncée ce lundi 12 juillet2021 par le président de la République débute ce mercredi 21 juillet 2021.

Celui-ci sera étendu à tous les lieux de loisirs et de culture accueillant plus de 50 personnes.

Qu’est-ce que cela implique concrètement ? : Exigé dans certains lieux publics !

À partir de ce mercredi 21 juillet 2021, le passe sanitaire sera exigé à l’entrée de plusieurs lieux publics comme les salles de spectacles, de jeux, de sport ou des musées, selon un décret paru mardi au Journal officiel. Le passe sanitaire pouvait déjà être demandé dans ces lieux à partir du moment où ceux-ci accueillaient au moins 1.000 personnes. À partir de ce mercredi 21 juillet 2021, il pourra être demandé dans ces lieux dès qu’ils accueillent au moins 50 personnes.

Ce décret concerne principalement les lieux ou établissements prévus pour des « activités culturelles, ludiques, sportives ou festives ainsi que les foires ou salons professionnels », selon le texte de ce décret.

Voici une liste de lieux où le passe sanitaire est exigé dès ce 21 juillet :

Cinémas

Théâtres

Musées

Bibliothèques

Lieux de culte

Salles de conférences

Salles de spectacles

Chapiteaux

Salles de jeux

Salles de danse

Foires-expositions

Salons à caractère temporaire

Établissements sportifs couverts

Le passe sanitaire pourra également être exigé lors d' »événements culturels, sportifs, ludiques ou festifs organisés dans l’espace public ou dans un lieu ouvert au public » si au moins 50 personnes y sont présentes.

Début août, ce sera le tour des cafés, des restaurants, des centres commerciaux, des établissements médicaux et des moyens de transport longue distance, comme le prévoit la loi en cours d’examen actuellement par le Parlement.

Le port du masque plus obligatoire dans ces lieux : Un autre décret paru au Journal officiel précise que « les obligations de port du masque ne sont pas applicables aux personnes ayant accédé aux établissements, lieux et événements » en présentant le passe sanitaire. Le texte prévoit néanmoins que le port du masque peut à nouveau être rendu obligatoire par le préfet du département s’il le juge nécessaire. L’exploitant d’une entreprise ou l’organisateur d’un événement sportif ou culturel est également libre d’exiger le port du masque.

Olivier Véran a justifié cette décision au cours d’une intervention donnée ce matin du 20 juillet sur RTL, expliquant que « là où il y a le passe sanitaire », les personnes « pourront enlever le masque » car « ça veut dire qu’on est sûr que toutes les personnes qui rentrent sont vaccinées complètement ou ont un test très récent qui est négatif ». Il estime que cette mesure « va améliorer le quotidien des Français petit à petit ».

Il faut cependant noter que la fin de l’obligation du port du masque ne concerne pas les employés travaillant dans des lieux accessibles sur présentation du passe sanitaire : ils devront garder le masque en permanence, qu’ils soient ou non en possession d’un passe sanitaire valide. « Le port du masque reste la règle en entreprise. Le passe étant obligatoire à partir du 30 août pour les salariés (des lieux soumis au passe), il n’est pas envisagé pour le moment de le supprimer pour ces salariés », a indiqué le ministère du travail.

Des sanctions sévères prévues pour les récalcitrants : Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a indiqué qu’une période de « rodage » est prévue, « une semaine ou un peu plus », afin de laisser le temps aux gérants des établissements concernés de peaufiner leurs dispositifs. Car c’est bien eux qui devront obligatoirement prévoir une vérification du statut vaccinal de leurs clients. Des contrôles de leur efficacité seront donc rapidement organisés. Et en cas de défaillance, ou de refus de vérifier le passe sanitaire du public, ils s’exposent à de lourdes amendes : jusqu’à 1 500 euros pour une personne physique et 7.500 euros pour une personne morale. En cas de récidive, l’addition peut grimper jusqu’à 9.000 euros, assortie d’un an de prison.

Lire la Source : https://www.ladepeche.fr/2021/07/20/le-pass-sanitaire-etendu-des-demain-lieux-sanctions-masque-plus-obligatoire-tout-ce-qui-change-a-partir-de-ce-mercredi-9682721.php

© Par Bernard TRITZ

Pegasus – France : Macron et bien d’autres en sus !

Par Damien Leloup et Martin Untersinger – Publié, le mardi 20 juillet à 17h59 – Mis à jour, le mardi 20 juillet à 19h13.

président au téléphone – Image JOHN THYS / AFP –

Projet Pegasus : un téléphone portable d’Emmanuel Macron dans le viseur du Maroc.

ENQUÊTE : En 2019, les numéros du chef de l’Etat, de son premier ministre et de quatorze ministres alors en exercice ont été sélectionnés pour une éventuelle mise sous surveillance par le logiciel espion. Contacté par « Le Monde », l’Elysée affirme : « si les faits sont avérés, ils sont évidemment très graves. Toute la lumière sera faite sur ces révélations ».

Emmanuel Macron adore ses téléphones portables : Pour le président français, ils sont un outil de travail, un moyen de gouverner et même un symbole de sa modernité. Deux iPhones trônent à ses côtés sur son portrait officiel et, dans la vidéo tournée en mai avec les youtubeurs McFly et Carlito, on le voit dans les salons de l’Elysée en train d’en dégainer un pour appeler le footballeur Kylian Mbappé.

Mais l’utilisation de ces appareils s’est peut-être retournée contre lui : L’un des numéros du président de la République, qu’il utilise, selon nos informations, régulièrement depuis au moins 2017 et jusqu’à ces derniers jours, figure dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l’Etat marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage. Des numéros de téléphone appartenant à Edouard Philippe, alors premier ministre, ainsi qu’à quatorze autres membres du gouvernement ont également été visés.

Ces numéros font partie d’une liste de plus de 50.000 numéros de téléphone consultée par l’organisation Forbidden Stories et Amnesty International, avant d’être partagée à seize médias, dont Le Monde, réunis au sein du « Projet Pegasus ». Selon les analyses menées par le consortium et Amnesty, la présence dans cette liste signifie qu’un client de Pegasus s’y est intéressé et a envisagé une possible infection.

L’authenticité de cette liste et son lien avec le logiciel espion Pegasus ont notamment été établis en analysant plusieurs dizaines de téléphones y figurant. Dans une grande majorité de cas, des traces techniques laissées par Pegasus y ont été trouvées, souvent quelques secondes après l’apparition sur la liste du numéro de téléphone correspondant.

Faute d’avoir pu examiner le téléphone du président de la République, il n’est pas possible de dire s’il a été infecté par ce logiciel espion, l’un des plus sophistiqués de la planète. Pegasus est aussi invisible qu’intrusif ; seul un protocole d’analyse technique précis, établi par une poignée d’experts, permet d’en déceler des traces a posteriori. Dans un communiqué transmis au Projet Pegasus le 20 juillet, NSO affirme qu’Emmanuel Macron « n’a pas, et n’a jamais été, une cible ou n’a jamais été sélectionné comme une cible par des clients de NSO ». NSO ne précise pas sur quoi elle se base pour l’affirmer, l’entreprise précisant qu’elle n’a « pas accès aux données de ses clients, qui doivent toutefois fournir ce type d’informations » à NSO en cas d’enquête. Il vous reste 81.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

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© Par Bernard TRITZ