Pays-Bas – Belgique : Phénomène Zemmour !

Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant) – Publié le mardi 12 octobre 2021 à 00h17.

CBI0931001 – Le plateau de BFM-TV, avant le débat entre Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, à Paris, 23 septembre. CYRIL BITTON / DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

Les Pays-Bas et la Belgique jugent sidérant le « phénomène Zemmour » : Le changement de statut du polémiste et « peut-être candidat » à la présidentielle de 2022 a relancé l’intérêt des Belges et des Néerlandais pour sa personne.

LETTRE DU BENELUX : C’est sans doute parce qu’ils ne comprennent pas grand-chose à leur propre système et qu’ils trouvent ennuyeux celui de leurs voisins allemands ou néerlandais que les Belges et leurs médias s’intéressent autant à la politique française. Avec, depuis quelques semaines, un phénomène nommé Éric Zemmour qui alimente un peu plus leur curiosité.

L’intéressé n’est pas un inconnu à Bruxelles, où l’une de ses visites, en 2015, avait donné lieu à une polémique : fallait-il, ou non, interdire de parole l’auteur du Suicide français, invité dans une librairie ? « Non, au nom de la liberté d’expression », avait insisté à l’époque le président de la Ligue des droits humains, Alexis Deswaef, jugeant que « son discours est facilement démontable : il tronque les chiffres et ses propos virent au grotesque. Garantissons-lui son droit à la liberté d’expression ; il se démonte et se coule de toute façon tout seul ».

À l’époque, le quotidien Le Soir jugeait, lui, que « pour Zemmour, tout était mieux avant, même sous Pétain » et titrait : « Zemmour, veni, vidi, Vichy ». Quelques hommes d’affaires avaient, quant à eux, reçu l’intéressé dans un club très select où son discours, plutôt modéré pour l’occasion, n’avait choqué personne.

Le changement de statut du « peut-être candidat » à la présidentielle française de 2022 a, évidemment, relancé l’intérêt pour sa personne. Même en Flandre et aux Pays-Bas, où, comme sa consœur francophone belge, la presse s’étonne d’abord de l’omniprésence de Zemmour dans les médias télévisuels français et du peu d’analyse critique de ses propos.

« La honte en prime time » – « Le polémiste a déjà gagné : tout ce bruit actuel l’aide à vendre ses livres par milliers et donne le tempo », écrivait, le 2 octobre, l’éditorialiste de La Libre Belgique. Il estimait que l’emballement autour d’un homme « volontiers faussaire de l’histoire » finirait par retomber. « Mais le risque est que cela advienne trop tard et que chaque candidat n’ait pas eu [d’ici là] le temps, ou le courage, de creuser son propre sillon ».

Le 24 septembre, c’est une page entière que Le Soir consacrait à une analyse titrée « Comment Zemmour capitalise sur la naïveté médiatique ». Rappelant la double condamnation du « polémiste » et les accusations d’agression sexuelle à son encontre, le quotidien s’étonnait de la place qui lui est faite dans le débat public, alors même qu’après l’épisode Donald Trump, et le mea culpa de médias accusés d’avoir « nourri le monstre », la leçon semblait apprise.

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Lire la Source : https://www.lemonde.fr/international/article/2021/10/12/les-pays-bas-et-la-belgique-jugent-siderant-le-phenomene-zemmour_6097965_3210.html

© par Bernard TRITZ

Ordi Portable LENOVO G780

Ce mardi 12 octobre 2021 durant l’après-midi, je me suis mis à la maintenance de mon ordinateur portable LENOVO G780.

LENOVO G 780

Premier but augmenter la puissance de la carte réseau limitée à 100 Mbit/s. Ajoutant l’appareil dédié RJ45, le débit descendant est passé de 90 à 350 Mbit/s. Comme le débit montant.

Je suis ensuite passé à télécharger toutes les mises à jour de Windows10 Version 21H2.

Enfin j’ai procédé au nettoyage complet, maximum et au rangement. Cela prit du temps mais le résultat est exemplaire.

Nettoyage de Maintenance exemplaire !

© par Bernard TRITZ

Seuil d’accès au second tour très bas !

Par A.G. – Paris Match – Publié le lundi 11 octobre 2021 à 12h33 – Mis à jour le 11 lundi 10 octobre 2021 à 14h47.

Marine Le Pen et Xavier Bertrand. Sipa (Montage : Paris Match)

Présidentielle – Dans les sondages, un seuil d’accès au second tour très bas : Un sondage Ifop-Fiducial pour Sud Radio paru ce lundi place à égalité Marine Le Pen et Xavier Bertrand, avec 16% d’intentions de vote.

Six mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, le paysage politique français est totalement fragmenté, à en croire les sondages les plus récents. Les agrégateurs de sondages, tels que celui du site d’actualité politique Contexte, témoignent de ce phénomène, avec une très forte montée d’Éric Zemmour dans les sondages. Le polémiste d’extrême droite vient contester leurs places au candidat de droite (Xavier Bertrand est le mieux placé) et à la candidate d’extrême droite Marine Le Pen.

Un sondage IFOP-Fiducial pour Sud Radio (méthodologie ici), publié ce lundi, confirme la montée de Zemmour (14% d’intentions de vote, +2 points par rapport à une vague datant du 1er octobre) sans toutefois le placer au second tour, comme le faisait un sondage Harris Interactive pour « Challenges » du 6 octobre (méthodologie ici). Dans l’étude de l’IFOP, le journaliste condamné pour provocation à la haine raciale est devancé par Xavier Bertrand (16%) et Marine Le Pen (16%). L’IFOP constate, comme d’autres sondeurs, l’effondrement de la candidate du Rassemblement national, avec un recul de 6 points depuis septembre. En conséquence, le seuil d’accès au second tour est très bas, tandis qu’Emmanuel Macron, lui, obtient 25% des intentions de vote d’après l’IFOP.

En 2002, déjà, Le Pen accède au second tour avec moins de 17% des voix : En 2017, déjà, à peine un peu plus de 600.000 voix séparaient le quatrième (Jean-Luc Mélenchon) de la candidate qualifiée pour le second tour (Marine Le Pen), une situation radicalement différente de celle de 2012 et 2007, deux élections marquées par un duel entre la droite et le Parti socialiste. Les sondages actuels dessinent un rapport de force évoquant la présidentielle de 2002, qui avait vu Jean-Marie Le Pen se qualifier pour le second tour avec 16,86% des voix, avec une avance inférieure à 200.000 bulletins sur le candidat socialiste Lionel Jospin.

Edito :« 2022 pourrait rimer avec 2002 » : L’enquête de l’IFOP teste également une hypothèse Valérie Pécresse. La présidente de l’Île-de-France n’obtient que 11% des intentions de vote et se trouve devancée par Éric Zemmour (toujours crédité de 14%). Dans cette configuration, Marine Le Pen est créditée de 18% des voix. Michel Barnier, qui espère damer le pion à Bertrand et Pécresse pour devenir le candidat des Républicains, n’est pas testé dans le sondage de l’IFOP.

En dépit d’un « ticket » d’entrée au second tour très bas, aucun candidat de gauche n’est en passe d’y accéder. Dans le sondage IFOP, aucun ne franchit même la barre des 10%. L’écolo Yannick Jadot est le moins mal placé, avec 8% des intentions de vote dans les deux hypothèses testées. L’insoumis Jean-Luc Mélenchon le talonne (7%, mais 8% dans l’hypothèse Pécresse). La socialiste Anne Hidalgo n’obtient que 6%, un score proche du fiasco de 2017, lorsque Benoît Hamon n’avait réuni que 6,36% des voix.

Lire la Source : https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Presidentielle-Dans-les-sondages-un-seuil-d-acces-au-second-tour-tres-bas-1762897

© par Bernard TRITZ