Michel Onfray : Lettre à Macron !

Par L.N. – Publié le mercredi 06 octobre 2018 à 12h29

Michel Onfray – CHARLY TRIBALLEAU / AFP.

ONFRAY ADRESSE UNE LETTRE OUVERTE AUX ACCENTS HOMOPHOBES À MACRON : Le philosophe Michel Onfray attaque personnellement Emmanuel Macron, multipliant les allusions à caractère homophobe.

C’est une charge violente aux accents homophobes : dans une lettre ouverte au président de la République, le philosophe Michel Onfray multiplie les allusions homophobes.

Le texte est censé dénoncer les errances de l’exécutif – affaire Benalla, nomination de Philippe Besson et levée de fonds à Las Vegas -, sobrement qualifiées de « doigts dans le cul » par l’essayiste. S’appuyant sur un cliché d’Emmanuel Macron à Saint-Martin, photographié au côté d’un jeune homme torse nu adressant un doigt d’honneur à l’objectif, Michel Onfray vise personnellement le chef de l’Etat, déjà attaqué pendant la campagne présidentielle sur son homosexualité supposée.

« Mon Chéri, je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison et luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu’au plus profond – si tu me permets l’expression… », écrit celui qui prétend s’inscrire dans la tradition pamphlétaire française.

© BFMTV

Michel Onfray semble reprocher à Emmanuel Macron d’afficher ses préférences sexuelles en public : « Quoi qu’il en soit de ce fondement et de son propriétaire, c’est proprement manquer de doigté envers la République que de se laisser mettre de la sorte en arborant ce sourire radieux qui témoigne de ton contentement. Pareil goût relève de ta vie privée qui est celle du second corps du roi, elle ne devrait pas affecter ton premier corps qui est politique et républicain ».

Kiddy Smile : Le polémiste ponctue sa diatribe d’une référence à la photo d’Emmanuel Macron lors de la dernière fête de la musique, sur laquelle son épouse et lui sont entourés des danseurs s’étant produits dans la cour de l’Élysée lors du concert du DJ LGBT Kiddy Smile. Le cliché avait alors provoqué une série de propos homophobes.

« Ce sourire, c’est le même que tu arborais sur les marches de l’Elysée le jour de la fête de la musique en compagnie d’une brochette d’individus, eux-aussi férus de ce très subtil langage des signes », écrit Michel Onfray.

Pour faire bonne mesure, ce dernier conclut son texte par une analogie historique, estimant que Philippe Besson, nommé consul de France à Los Angeles, est à Emmanuel Macron « ce que Heidegger fut à Hitler, Sartre à Staline et Sollers à Mao ».

Lire la Source : https://www.bfmtv.com/societe/onfray-adresse-une-lettre-ouverte-aux-accents-homophobes-a-macron_AN-201810060022.html

————————————————————————————————————————————————————-

Sur Internet cela tourne en boucle : Un peu long…mais TRÈS instructif ! : …y’a des gens méchants, quand même … quoi que…

————————————————————————————————————————————————————-

Michel Onfray n’a pas digéré sa mise à l’écart par France Culture, et semble y voir la main d’Emmanuel Macron. Sa riposte, dans une lettre ouverte au président de la République, publiée le 4 octobre sur son site personnel, est cinglante. D’aucuns diront suicidaire, tant le philosophe se lâche et enfreint toutes les règles de la bienséance.

————————————————————————————————————————————————————-

Mais, selon Onfray, c’est Macron, par son attitude, qui autorise, voire appelle provoque ce ton irrévérencieux.

LETTRE DE MICHEL ONFRAY

Votre Altesse,

Votre Excellence,

Votre Sérénité,

Mon cher Manu,

Mon Roy,

Mais aussi : Mon Chéri,

Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison, luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu’au plus profond – si tu me permets l’expression…

Ton sourire béat montre en effet que ta dilection va plus facilement à qui accompagne son selfie avec toi d’un doigt d’honneur qu’aux intellectuels qui n’ont pas l’heur de te plaire parce qu’ils ne te font pas la cour. Décidément, tu sembles n’aimer que ceux qui te font savoir leur amour d’une façon qui ne prête pas à confusion : il faut t’enlacer torse nu pour te plaire, essuyer sa transpiration sur ta chemise blanche, et passer plus de temps en salle de sport qu’en bibliothèque.

Je comprends dès lors que le philosophe Etienne Balibar, avec lequel tu dis avoir rédigé un mémoire universitaire sur Machiavel, n’ait plus le souvenir de toi. Il n’est probablement pas assez couvert de sueur, trop âgé et trop intellectuel à ton goût.

A ceux qui voudraient augmenter un peu leur culture, ce qui n’est pas de trop ces temps ci, consultons l’encyclopédie en ligne Wikipédia, soyons fous ! Elle nous donne cette signification du doigt d’honneur : « Le majeur dressé autour des autres doigts baissés évoque un phallus et le reste de la main, un scrotum ».

Le doigt, on voit bien à qui il appartient, le cul, on se tâte – si je puis dire !

Est-ce le tien personnellement ? Auquel cas c’est ton affaire, mais n’en fais pas un étalage public : un président, ça ne devrait pas faire ça comme dirait l’autre… Ce cul, est-ce le nôtre en tant que tu incarnes la souveraineté populaire ? Est-ce celui de la France dont tu es le corps mystique ? On ne sait. Mais cette fois-ci, ça nous concerne. Et permets qu’on puisse ne pas jouir d’une pareille intromission dans notre intimité sans notre consentement. Demande à madame Schiappa : c’est la définition légale du viol.

Quoi qu’il en soit de ce fondement et de son propriétaire, c’est proprement manquer de doigté envers la République que de se laisser mettre de la sorte en arborant ce sourire radieux qui témoigne de ton contentement. Pareil goût relève de ta vie privée qui est celle du second corps du roi, elle ne devrait pas affecter ton premier corps qui est politique et républicain.

Ce sourire, c’est le même que tu arborais sur les marches de l’Elysée le jour de la fête de la musique en compagnie d’une brochette d’individus, eux-aussi férus de ce très subtil langage des signes. On ne dira pas que tu caches ton jeu. Il n’y a que les crétins pour feindre que tu dissimules. Tu es du genre à nous le mettre bien profond, pour dire clairement ce qui ne devrait pas te choquer sous forme de mots, puisque la chose te ravit quand elle se trouve exprimée sous forme de geste. Mais mettre ou ne pas mettre, là est la question…

Or, cette question, tu l’as franchement résolue. Car, depuis quelques temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité (je ne parle plus de moralité, on sait désormais dans quelle estime tu tiens toute morale…), je parle de légalité. En adoptant cet angle de vue, on voit bien comment tu nous la mets, tu nous le mets, tu nous les mets…

D’abord, premier doigt, il y eut cette étonnante évaporation de tes bénéfices en tant que banquier chez Rothschild : tu sembles en effet avoir habilement fait disparaître cette somme considérable de ta déclaration de patrimoine avant les présidentielles. Quid en effet des cinq millions d’euros que tu as engrangés comme banquier pendant huit ans et dont personne ne retrouve la trace ? (Source : « Cinq millions d’euros en huit ans, où est l’argent, Emmanuel Macron ? » dans Economie Matin du 16 février 2017). Cinq millions, ça en fait des billets de cinq euros que tu voles dans la poche des étudiants qui reçoivent l’APL !

Ensuite, deuxième doigt, il y eut cette soirée de levée de fonds à Las Vegas qui a permis, via des facturations de Havas-Business, le prestataire de service de cette soirée apparemment effectuée sans appel d’offre, donc illégalement, de dégager de considérables marges, en dizaines de milliers d’euros, pour le candidat que tu étais alors. Qui organisait ce genre de soirée fort peu légale ? Muriel Pénicaud, ton actuelle ministre du travail (source : « Déplacement de Macron à Las Vegas : la très chère soirée organisée par Havas » dans Le Parisien du 8 juillet 2017). Fillon est tombé pour trois costumes : cette seule soirée t’aurait permis d’acheter des pardessus et des pantalons pour tout ton gouvernement et leurs cabinets pendant de longues années. Or, ce ne fut pas la seule soirée ayant permis des largesses à ton endroit.

Troisième doigt, devenu président, il y eut l’affaire Benalla. Chacun a eu le loisir, durant ce feuilleton de l’été débordant sur la rentrée, de voir combien et comment tu couvrais qui te couvre. Entre mensonges, stratégies de communication, enfumage, intoxication, désinformation, instrumentalisation, bien malin qui peut désormais savoir où se trouve la vérité. Dans cette affaire, je veux n’en retenir qu’une. C’est une affaire dans l’affaire. Quand ton petit protégé s’est retrouvé en garde à vue, la police n’a pu effectuer une perquisition à son domicile pour cause de légalité : elle n’intervient pas la nuit. Comment se fait-il qu’une équipe ait pu être diligentée pendant ce temps-là au domicile de Benalla pour ouvrir son coffre et faire disparaître son contenu, dont des armes à feu ? Qui a dit quoi, et à qui, pour que ce forfait qui entrave la bonne marche de la justice ait été commis ? Et par qui ? Il faudrait demander à feu Gérard Collomb et lui demander si ça n’a pas un peu à voir avec sa récente démission…

On ne fera croire à personne que ce faux cambriolage ait pu avoir lieu à cette heure, dans ce lieu, dans cet endroit de l’appartement d’un homme que tu protèges contre vents et marées, sans que tu sois un peu au courant ! Qu’y a-t-il entre lui et toi pour que se trouvent détruites les preuves des coups tordus de cette affaire ? De quels doigts et de quels fondements symboliques, ou non, est-il ici question ? (Source : « Affaire Benalla. Compagne introuvable, coffre-fort disparu… les zones d’ombre subsistent » dans Ouest-France du 23 août 2018)

Puisque nous sommes dans la cambriole, ajoutons un autre forfait, ce sera le quatrième doigt, nous ne sommes pas bien loin de toute la main.

Chacun sait désormais que la communication de monsieur Benalla, qui mettait tant dans l’embarras monsieur Collomb (un nom qui, je le jure sur ta tête, n’entre en rien dans ma métaphore filée du doigt et du fondement…), est pilotée par la Reine Mimi.

Qui est Mimi ? Laissons parler les éditions Grasset qui publient bientôt une biographie non autorisée du personnage. Voici la quatrième de couverture du livre en question : « On l’appelle ‘Mimi’. Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n’était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d’aucun titre officiel mais ‘Mimi’ se rend tous les jeudis à l’Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l’exclusivité de l’image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron. (Sic !) Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n’avait concédé un tel passe-droit à une ‘petite marchande de photos’. Comment ‘Mimi’ a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris ? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges ? Que sait-elle ? Que tait-elle ? Difficile d’enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses obligés ont peur. »

Et puis ceci, qui ne manque pas de piment : « Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people… avant d’arriver au cœur du pouvoir. La vie de ‘Mimi’ est une énigme et un vertige. »

On comprend que ce vertige en donne à d’autres. Voilà pourquoi, fort étrangement, l’appartement de l’un des journalistes a été cambriolé. Par qui ? Toi seul le sait me semble-t-il. Ou Monsieur Collomb, qui a récemment fait ses valises… comme un voleur !

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que l’équipe de monte-en-l’air qui a œuvré sur le coffre-fort de Benalla était aussi de service chez l’un des biographes de la désormais fameuse Mimi. (Source : « Un des biographes de ‘Mimi’ Marchand mystérieusement cambriolé » dans L’Obs du 26 septembre 2018).

Pour les besoins de ma démonstration, je sais que tu me comprendras, j’ai besoin d’un cinquième doigt. De sorte qu’ainsi, nous pourrons franchement parler d’un « Fist Fucking » – autrement dit, pour ceux qui se trouveraient autant déroutés par cette expression formulée dans la langue de Shakespeare que par les subtilités lexicales du corps humain, voici une libre traduction de mon cru : « La main, puis tout le bras dans le cul ». Tu m’excuseras toutes ces variations proctologiques, mais c’est toi qui m’y contrains, après avoir commencé aux Antilles…

À plusieurs reprises, celui qui te sert de Benalla pour tes discours, Sylvain Fort, a fait savoir que tu n’appréciais pas un certain nombre d’intellectuels – dont ma pomme ! Il fut dit un temps qu’un genre de « cellule riposte » allait être mise en place pour répondre aux idées « nauséabondes », bien sûr, de ces personnes dont j’étais et dont je suis. Notre Sylvain avait alors sorti du chapeau les noms de Michel Serres et de Pierre Nora : tu voulais du sang neuf et rajeunir la société française, ces académiciens totalisent 174 ans à eux deux, c’est réussi. (Source : « Le devoir de mémoire de Macron » dans Le Parisien du 11 juin 2017).

Tout le monde a pu voir que tu étais capable de changer la loi pour récompenser Philippe Besson qui est à ta personne ce que Heidegger fut à Hitler, Sartre à Staline, Sollers à Mao (puis à Balladur)…

Tu as en effet décidé de faire voter un texte permettant d’ouvrir une vingtaine de postes de consuls généraux supplémentaires à des fonctionnaires comme à des non-fonctionnaires afin de rendre possible ce hochet à offrir à ton ami avec l’argent de la République. (Source : « Ce décret qui permet de nommer Philippe Besson consul à Los Angeles » dans Le Parisien du 30 août 2018).

Un homme qui est capable de passer par-dessus la loi pour récompenser un intellectuel qui le…, qui le…, disons, qui chante ses mérites, n’aurait pas à se forcer beaucoup pour faire savoir combien il lui plairait que ce philosophe, qui lui déplaît, cesse de voir ses cours diffusés sur le service public ! Je dis ça comme ça ! Après la fraude fiscale, trois doigts, les cambriolages, deux doigts, la promotion d’un ami comme avers d’une médaille dont le revers est l’éviction d’un ennemi, cinq doigt, voilà, le compte est bon : la main est passée tout entier, le bras peut suivre…

Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, Mon cher Manu, Mon Roy, mais aussi : Mon Chéri, tu es au pouvoir. Et tu nous régales chaque semaine avec de nouvelles aventures.

Je t’annonce une bonne nouvelle : comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’Université populaire sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je me réjouis de pouvoir t’annoncer que je t’écrirai plus souvent que je ne l’avais prévu lors de ma première lettre. Cette perspective nouvelle me donne le même sourire que toi, mais pour d’autres raisons : je suis ravi !

On sait que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt : pour ma part, j’en prend le ferme engagement, je ferai part égale entre la lune et le doigt…

Salut Manu

Michel Onfray

© par Bernard TRITZ

Viol au Palais de l’Élysée !

Par Laurent Léger – Publié le vendredi 12 novembre 2021 à 12h14 – Mis à jour le vendredi 12 novembre 2021 à 15h08.

Le palais de l’Elysée, en octobre 2017. (Alain Guilhot / Divergence) – AG151900

Info Libé – Viol d’une jeune militaire à l’Élysée, une enquête judiciaire ouverte : À l’Élysée aussi, on viole ? « Libération » révèle qu’une enquête judiciaire a été ouverte afin de faire la lumière sur des violences sexuelles qui auraient visé une jeune militaire, le 1er juillet 2021 dernier après un pot, au sein même de la présidence de la République.

Nous sommes le 1er juillet 2021. Alors que les vacances approchent et que les restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid-19 tendent à s’alléger, un pot de départ se déroule à l’Élysée. Le palais, où travaillent quelque 800 personnes, en abrite régulièrement. C’était surtout le cas avant la crise sanitaire, mais après une longue diète due aux confinements et au couvre-feu, à l’Élysée comme dans la France entière, ce type de réunion conviviale organisée sur le lieu de travail reprend doucement. Rien de très exceptionnel.

Ce soir-là, ce sont trois collaborateurs sur le départ qu’Emmanuel Macron vient saluer. Le Président vient dire au revoir au général de brigade Valéry Putz, l’adjoint de son chef d’état-major particulier depuis juillet 2017, qui doit rejoindre le 1er août la Nouvelle-Calédonie en tant que commandant supérieur des forces armées de cette collectivité d’outre-mer, ainsi qu’à l’un de ses aides de camp et à une troisième personne qui quitte elle aussi le palais.

Locaux ultra-sécurisés : Devant plusieurs dizaines d’invités réunis dans le parc, en dépit d’une météo mitigée, le Président prononce quelques mots sans cérémonial avant de trinquer avec les convives. La réserve, qui sied autant à la présence du chef de l’État qu’à la sobriété ambiante, est de mise. De proches collaborateurs civils de son cabinet sont là, ainsi que nombre de personnels militaires – ils étaient fin 2019 quelque 325 effectifs de l’armée et de la gendarmerie à être détachés à l’Elysée, affectés à l’état-major particulier ou à la direction de la sécurité de la présidence de la République. Macron lève le camp aux alentours de 22 heures. C’est à ce moment-là que l’atmosphère semble s’échauffer. Foin de chichis, place à la détente. Certains, oubliant la réserve de mise dans ce lieu prestigieux, lèvent le coude sans hésiter.

Mais c’est en fin de soirée que les faits surviennent, des faits qui font désormais l’objet d’une enquête judiciaire. Il faut dire qu’après la triple cérémonie dans le parc, les festivités ont continué dans la structure de l’état-major particulier du président de la République, rue de l’Élysée. Ce sont des locaux ultra-sécurisés, où sont maniés au quotidien des dossiers sensibles, la plupart du temps classés confidentiel ou secret. Sous la houlette du chef d’état-major particulier du Président, le vice-amiral Jean-Philippe Rolland, une trentaine de personnes, essentiellement des militaires, y traitent des engagements armés de la France à l’étranger, aux opérations militaires secrètes, au renseignement, à la défense nucléaire tricolore.

C’est pourtant ici que les faits se seraient déroulés. Une jeune militaire, qui assistait auparavant au pot de son supérieur, dit avoir subi des violences sexuelles de la part d’un homme, lui aussi militaire. Les deux militaires sont affectés à l’état-major particulier, travaillent ensemble au quotidien et se connaissent. Quel a été précisément l’enchaînement des faits ? Dans les heures qui ont suivi, la victime s’est en tout cas rendue au commissariat du VIIIe arrondissement, le plus proche de l’Élysée, pour y relater le drame et déposer une main courante – entraînant de fait la saisine du procureur de la République de Paris. Selon nos informations, le parquet a décidé d’ouvrir le 12 juillet une information judiciaire pour viol, comme le confirme une source judiciaire, confiée à un juge d’instruction. Des auditions ont été menées par le service de police chargé du dossier ; la garde à vue et l’interrogatoire du suspect ont déjà eu lieu. L’intéressé a été placé sous le statut de témoin assisté par le juge, a précisé l’AFP après la parution de notre enquête.

Réaction de l’Élysée : Sollicité jeudi par Libération, l’Élysée affirme ne « jamais » commenter « les affaires judiciaires en cours ». « Néanmoins, ajoute-t-on rue du faubourg Saint-Honoré, dès que les faits ont été portés à la connaissance des autorités, des mesures ont immédiatement été prises : écoute, soutien et accompagnement de la victime, affectation immédiate, loin de l’Élysée, de la personne incriminée ». L’Elysée affirme rester « en attente de l’enquête de justice pour qualifier les faits et voir les suites à donner ». Une cellule psychologique a semble-t-il été activée afin de soutenir la jeune femme. La ministre des Armées, Florence Parly, a selon nos informations déclenché une enquête administrative à l’encontre de l’homme suspecté des faits, dont le détachement à l’Élysée a été interrompu. Parallèlement à une éventuelle sanction pénale, il risque d’être traduit devant le conseil de discipline.

« Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, se veut depuis l’affaire Benalla intransigeant, intraitable et fulgurant dès qu’il y a un comportement inapproprié d’un collaborateur de l’Élysée », assure une source proche du dossier. De tels faits commis au sein même de l’Élysée – centre névralgique et symbolique du pouvoir par excellence –, l‘agissement inconsidéré de l’auteur, un sous-officier de surcroît, rendent l’affaire particulièrement sensible. Même si le dossier semble avoir été géré sans la série d’atermoiements qui avaient caractérisé l’affaire Benalla.

L’extrême discrétion, voire le secret qui, jusqu’à nos révélations, a régné sur ces faits, autant de la part de l’Élysée que du parquet de Paris, laisse un goût amer quand on sait la prégnance actuelle dans la société française de la question des violences sexuelles. L’affaire a été traitée par le chef d’état-major particulier d’Emmanuel Macron car impliquant des militaires, en liaison avec le directeur de cabinet du Président. Certains, rue du faubourg Saint-Honoré, semblent d’ailleurs vouloir croire qu’il ne s’agirait que de faits d’ordre privé qui, faisant l’objet d’une enquête judiciaire, ne pourraient être évoqués publiquement.

Lire la Source : https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/viol-dune-jeune-militaire-a-lelysee-une-enquete-judiciaire-ouverte-20211112_4BC4WKW6WJFIRMEHMTPZ24MDRQ/

© par Bernard TRITZ

GHB – Fléau en croissance

Par Aude Bariéty – Publié hier jeudi 11 novembre 2021 à 18h50.

©PHOTOPQR/LA PROVENCE/VALLAURI Nicolas ; Le GHB  » la drogue du violeur  » l’acide gamma hydroxybutyrique, qualifié de  » rêve de biologiste  » . Ce produit se présente sous deux formes : Une poudre floconneuse très légère et un liquide incolore . Elle a pour effet d’annihiler complètement la volonté de celui qui l’a absorbée et provoque une amnésie totale (MaxPPP TagID: maxstockworld176049.jpg) [Photo via MaxPPP]

L’inquiétante prolifération de la « drogue du violeur » : ENQUÊTE – Les témoignages de victimes du GHB se multiplient. Plusieurs enquêtes sont en cours en France.

Tours, Montpellier, Nancy, Grenoble… Dans plusieurs villes françaises, le fléau du GHB, plus connu comme la « drogue du violeur », connaît en cet automne 2021 une inquiétante « recrudescence », selon le terme du procureur de Montpellier Fabrice Belargent. Le mercredi 3 novembre, un étudiant grec de 29 ans, soupçonné d’avoir violé une étudiante de 20 ans sur le campus de HEC dans les Yvelines, a été mis en examen et écroué. Selon le récit de l’étudiante, l’homme l’aurait droguée pour faciliter l’agression. Le 26 octobre, le procureur de Grenoble Éric Vaillant a fait savoir à la presse que « la direction de Grenoble École de management (lui avait) signalé officiellement le 20 octobre dernier que du GHB avait vraisemblablement circulé au cours de trois soirées organisées dans la première quinzaine d’octobre par les étudiants de l’école, plusieurs d’entre eux ayant présenté le symptôme de perte de mémoire caractéristique de cette drogue ».

Une enquête pour « détention et cession de stupéfiants » et « administration de substances nuisibles » a immédiatement été ouverte, a ajouté le magistrat. À Tours, sept plaintes ont été déposées. À Nancy, « sept procédures distinctes concernant onze jeunes femmes ont été ouvertes entre le 17 septembre et aujourd’hui », précise le procureur François Pérain. À Montpellier, « six plaintes – de trois hommes et trois femmes – ont été recensées courant septembre », indique le procureur, qui souligne que « le mobile n’est pas nécessairement à caractère sexuel puisque certaines victimes ont signalé le vol d’objets qu’elles avaient sur elles ou d’argent ».

Ce constat est partagé par plusieurs associations, qui n’ont pas hésité à donner publiquement l’alerte. « Dès la rentrée, nous avons eu pas mal d’échos de personnes droguées pendant des soirées. Ce n’est pas nouveau, mais d’habitude, chaque année, on entend parler d’une ou deux personnes concernées. Là, c’était déjà plus de dix rien que sur le mois de septembre », confie Edgar Bruel, président de l’Association générale des étudiants montpelliérains (Agem). Début octobre, l’Agem a en outre récolté une cinquantaine de témoignages après avoir diffusé un questionnaire sur le sujet. Le phénomène ne s’arrête d’ailleurs pas aux frontières françaises. En Belgique, depuis mi-octobre, le compte Instagram BalanceTonBar réunit de nombreux témoignages de jeunes femmes qui auraient été abusées sexuellement après avoir été droguées dans deux bars du quartier étudiant d’Ixelles.

Un « black-out » : Plusieurs plaintes ont été déposées, une enquête a été ouverte, une manifestation a eu lieu à Ixelles et le gouvernement a annoncé le développement d’un projet contre « le chiffre noir » des agressions sexuelles. Au Royaume-Uni, la police a déclaré avoir reçu depuis le mois de septembre 140 rapports sur des incidents impliquant des boissons droguées et 24 impliquant des… piqûres, nouveau phénomène qui inquiète le pays.

Les récits des victimes se ressemblent souvent fortement. « Certaines jeunes femmes déclarent avoir été accostées par des individus qui leur auraient offert un verre, et se seraient senties mal ensuite ; d’autres indiquent avoir passé la soirée avec des groupes d’amis et s’être senties mal après une absorption d’alcool. Les troubles décrits seraient sans aucun rapport avec les quantités d’alcool absorbées », décrit le procureur de Nancy. Auprès du Figaro, Louise (*), Montpelliéraine de 44 ans, raconte : « Ça m’est arrivé en septembre, lors d’une soirée privée dans un lieu festif où je me suis rendue avec plusieurs amis. Nous sommes arrivés dans la salle après une première partie de soirée dans un autre établissement où nous avons consommé un verre de vin et une pizza. Nous avons bu une première caïpirinha, tout allait bien. Nous en avons commandé une deuxième, puis nous nous sommes mis à danser en posant nos verres. Et après deux gorgées de ce deuxième cocktail… C’est comme si je sortais de cinq jours de feria non-stop. J’ai beaucoup fait la fête dans ma vie ; la quantité d’alcool que j’avais bu ce soir-là ne me met pas dans un état pareil normalement ».

Louise décrit un « black-out » dans lequel surnagent quelques souvenirs épars. Après avoir quitté la soirée seule pour se rendre à l’arrêt de tram – « alors que me séparer de mes amis était la dernière chose à faire » – elle a la sensation de perdre connaissance.

« On m’avait notamment volé ma Carte bleue » : « Quand j’ai rouvert les yeux, je ne parvenais pas à lever la tête et à parler. J’ai vu mes affaires personnelles à terre. On m’avait notamment volé ma Carte bleue ». Elle doit son salut à un jeune homme qui, la voyant au plus mal, la raccompagne à pied chez elle. « J’ai eu la chance inouïe de tomber sur un mec bien… », confie la quadragénaire. Le lendemain, elle apprend que deux de ses amis, un homme et une femme, se sont retrouvés « dans le même état ». Depuis cet épisode, la bibliothécaire a modifié son comportement en soirée – « même si encore une fois, c’est à nous (les victimes, NDLR) de penser à tout… », glisse-t-elle. « Je fais hyper gaffe, je ne quitte pas le serveur des yeux quand il me sert, je ne lâche pas mon verre, je regarde plus ce qui se passe autour de moi ».

« Porter plainte contre qui, contre quoi, avec quelles preuves ? » : Ce phénomène reste très difficile à quantifier et à prouver. À moins de prendre en flagrant délit une personne en train de verser un produit dans un verre, il n’est pas aisé d’établir formellement qu’une ingestion de drogue a eu lieu. Comme dans le cas de Louise, les symptômes ressemblent parfois à ceux d’une alcoolisation excessive, les souvenirs sont par définition quasi inexistants et le produit disparaît rapidement de l’organisme. Le lendemain de la soirée où elle pense avoir été droguée, Louise s’est ainsi rendue au commissariat, où on lui a conseillé de revenir le lundi suivant, faute de personnel en nombre suffisant. « On ne m’a pas informée que je n’avais que quelques heures pour faire des analyses… Donc quand je suis retournée au commissariat après le week-end, c’était trop tard. Porter plainte contre qui, contre quoi, avec quelles preuves ? »

Preuves ou pas, plaintes ou pas, face à l’afflux de témoignages, les actions se multiplient. « Tout le monde est d’accord pour dire que, même s’il n’y a pas de plaintes, il ne faut pas balayer les choses d’un revers de main, mais au contraire se saisir du sujet puisqu’on est alertés », confie-t-on à la mairie de Poitiers, où la question a été abordée le 27 octobre lors d’un comité de la vie nocturne après un témoignage sur les réseaux sociaux qui a fait couler beaucoup d’encre. À l’issue de cette réunion, la mairie et les établissements de nuit ont décidé d’élaborer des affiches dont « le but n’est pas d’affoler les gens, ou de stigmatiser les bars, mais de porter un message de prévention ». À Grenoble, l’école de commerce GEM a interdit toute soirée étudiante jusqu’à nouvel ordre. À Montpellier, l’Agem et certaines associations étudiantes ont acheté plus de 2.000 protections pour verres réutilisables à distribuer en soirée.

Pendant ce temps, dans les quelques cas qui ont déclenché l’ouverture d’enquêtes, les investigations se poursuivent. Si les faits se confirment et que les auteurs sont identifiés, les sanctions à leur encontre pourront être sévères.

« L’administration à une personne, à son insu, d’une substance pouvant altérer son discernement ou le contrôle de ses actes » est une circonstance aggravante qui porte à 20 ans la peine encourue en cas de viol, et à 7 ans celle encourue en cas d’agression sexuelle. Depuis août 2018, l’article 222-30-1 du code pénal prévoit par ailleurs que « le fait d’administrer à une personne, à son insu, une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes afin de commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75.000 € d’amende. Lorsque les faits sont commis sur un mineur de 15 ans ou une personne particulièrement vulnérable, les peines sont portées à 7 ans d’emprisonnement et à 100.000 € d’amende ».

(*) Le prénom a été modifié.

Lire la Source : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/l-inquietante-proliferation-de-la-drogue-du-violeur-20211111?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20211112_NL_ACTUALITES]&een=86641ea8c294d5c7be9a97f7f353f771&seen=2&m_i=lq4ndhWOr2ubG%2BsMDtAyjKjJwMaV8NcXNw5i8VA8dHqc1ynnW5yzRTaFYAcm102op79J91CZmpjOMYJ3YJI6memlFz2tcSXUl6

© par Bernard TRITZ

TV – Canal+ Séries – Californication

2007 ‧ Drame ‧ 7 saisons

Réservé à un public de plus de 16 ans.

Hank Moody est romancier et séparé de la mère de sa fille de 13 ans. Il est aussi accro aux femmes et aux drogues et ne peut s’empêcher de dire la vérité, tout le temps et à tout le monde. Oui, Hank est auto-destructeur…

Nombre d’épisodes : 84 (7 séries de 12 épisodes)

Titre original : Californication

Production : Tom Kapinos ; Stephen Hopkins

Genre : Comédie dramatique

Un épisode fait environ 30 minutes.

Particularités : Très belles images et prises de vues, des épisodes musicaux formidables, de très bons acteurs, dialogues choisis…

Cerises sur les gâteaux : éclats de rires assurés.

4.7/5 étoiles mérités.

Merci FREE ! Menu App, Canal+ Séries – Catalogue 2021

© par Bernard TRITZ

Impôts : Contrôles fiscaux

Par Ghislain de Montalembert – Publié hier jeudi 11 novembre 2021 à 16h49.

Auditor checks financial report with magnifying glass. Internal audit and business analysis. – Les agents des impôts ont de plus en plus de moyens à leur disposition pour traquer les fraudeurs. Vitalii Vodolazskyi/ Adobe Stock

Ces dix indices qui déclenchent les contrôles fiscaux : DÉCRYPTAGE – Les agents des impôts ne baissent pas la garde : faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État est plus que jamais une priorité. Des experts nous dévoilent les points scrutés à la loupe par les limiers de Bercy.

En 2020, l’État a encaissé 7,79 milliards d’euros grâce au contrôle fiscal (malgré le contexte sanitaire, 365.200 contrôles ont été menés en 2020). Olivier Rozenfeld, président du Groupe Fidroit et Arnaud Tailfer, avocat fiscaliste au sein du cabinet Arkwood, nous dévoilent les points sensibles qui déclenchent le plus fréquemment des demandes de renseignement de la part de l’administration des impôts, voire des contrôles et d’éventuels redressements fiscaux assortis de pénalités parfois salées.

1 – Les prêts familiaux non déclarés : Attention aux prêts entre époux, en faveur d’un enfant, ou encore, par exemple, entre frères et sœurs. En présence d’un prêt supérieur à 5.000 euros n’ayant fait l’objet d’aucun enregistrement auprès des services des impôts, l’administration a tendance à considérer que les sommes mises à disposition constituent une forme de donation déguisée. « Souvent, le remboursement du prêt est prévu par les intéressés, précise Maître Arnaud Tailfer, avocat chez Arkwood. Mais c’est souvent à très longue échéance… Lorsque l’administration met son nez dans le dossier, le remboursement n’est bien souvent pas encore intervenu »

2 – Des variations de revenus suspectes : Déclarer des revenus en dents de scie, d’une année sur l’autre, est la meilleure manière d’éveiller l’attention du fisc, même si ces variations peuvent aisément se justifier (vente de son entreprise, versement de dividendes exceptionnels, acquisition ou vente d’un bien immobilier locatif…). « En cas de variation importante de vos revenus, l’administration fiscale vous adressera quasi systématiquement une demande d’éclaircissement, précise Olivier Rozenfeld. Et là, mieux vaut être en règle avec la loi. « Les agents des impôts font des recoupements entre les revenus et le patrimoine des contribuables, reprend il. Et ils étudient, là encore, s’ils sont en cohérence. Quelqu’un qui se retrouverait par exemple du jour au lendemain avec de forts revenus immobiliers sans pour autant déclarer d’IFI (impôt sur la fortune immobilière) ne pourrait qu’éveiller les soupçons du fisc ».

3 – Un train de vie incohérent : Les agents des impôts ont de plus en plus de moyens à leur disposition pour traquer les fraudeurs (recoupement des déclarations, réseaux sociaux, presse people …). Certains signes extérieurs de richesses ont vite fait d’attirer l’attention de l’administration fiscale dont l’une des tâches est de vérifier la réalité de la situation déclarée par les contribuables. « La balance de trésorerie du foyer est la première chose que regardent les agents des impôts, note Olivier Rozenfeld, président du Groupe Fidroit. Ils cherchent à identifier une possible distorsion entre le niveau de vie du contribuable et les revenus qu’il déclare ; et, le cas échéant, si celle-ci dissimule une activité occulte. 30% des contrôles font suite à l’identification d’un manque de cohérence entre le niveau de vie et les revenus déclarés, précise le fiscaliste. « Un de mes clients a expliqué un jour à la télévision qu’il faisait de l’immobilier en Thaïlande. Cela a aussitôt donné l’idée à l’administration fiscale de procéder à une vérification de ses déclarations de revenus. Cela fait dix ans qu’elle ne le lâche plus ! témoigne-t-il. Un autre client, chef d’entreprise, a confié un jour à un journaliste de la presse quotidienne régionale avoir envisagé de s’installer en Suisse, habitant tout près de la frontière. Mal lui en a pris : les inspecteurs des impôts font des revues de presse, y compris de la PQR ! »

4 – Une résidence pas assez principale : Si vous mettez en vente votre résidence principale mais que l’opération traîne en longueur de façon déraisonnable après que vous avez quitté les lieux, l’administration fiscale peut refuser la qualification de « résidence principale » et remettre en cause l’absence de plus-value dont vous espériez en toute bonne foi pouvoir bénéficier. « Le cas est fréquent. On voit souvent des cadres quitter la France assez rapidement après que leur employeur leur a proposé une expatriation, témoigne Me Arnaud Tailfer. Monsieur s’installe à l’étranger, Madame et les enfants le rejoignent à la rentrée scolaire. Le temps de chercher une agence immobilière, de signer un mandat de vente et, pour l’acquéreur, de réunir toutes les conditions de financement…, on peut se retrouver à signer un acte de vente alors que l’habitation n’est quasiment plus occupée depuis un an ou plus ! L’administration s’engouffre dans la brèche, considérant que le bien n’était plus la résidence principale du couple au moment de la cession et que les diligences n’ont pas été faites en temps et en heure ».

Autre piège : le télétravail un peu trop officialisé. Imaginons que l’un des deux conjoints travaille à la maison et que le couple déclare que le tiers de l’habitation est utilisé à des fins professionnelles (avec versement d’un loyer permettant de générer un revenu complémentaire et surtout, une charge au niveau de l’activité professionnelle). Il ne faudra pas l’oublier au moment de la vente du bien : à défaut, l’administration fiscale, considérant qu’il ne s’agit pas d’une résidence principale à 100%, pourra procéder à un redressement. « Les cas de remise en cause de la résidence principale sont de plus en plus fréquents » prévient Me Alain Tailfer.

5 – Un IFI insuffisant : « La plupart des contribuables minorent au-delà de ce qui est acceptable la valeur des biens déclarés à l’IFI, estime Olivier Rozenfeld. Quand on applique une succession de minorations et de décotes, on parvient à des valeurs totalement déconnectées de la réalité. Or, il faut rester raisonnable, d’autant que des valorisations incohérentes peuvent rendre toute opération ultérieure quasi impossible ». Le fisc attend les contribuables au tournant, notamment au moment de la transmission de leurs biens à leurs héritiers, ou lorsqu’ils les mettent en vente. « Quelqu’un qui déclare depuis 10 ans un appartement à une valeur de X et qui le vendrait pour une valeur de Y deux fois supérieure s’exposerait de façon quasi certaine à un contrôle fiscal » prévient Olivier Rozenfeld. « Cela fait trois ou quatre ans que l’on observe chaque été des vagues massives de redressements, enchaine Alain Tailfer. C’est mathématique : quelqu’un qui déclare la vente d’un bien sous-évalué à l’IFI est quasiment certain de subir un redressement dans les mois qui suivent ! Mon conseil : mieux vaut corriger spontanément une sous valorisation à l’IFI, en invoquant le droit à l’erreur, avant de mettre en vente son bien, de le donner à ses proches ou de mourir. Ce sera moins douloureux que de se faire attraper ! Un contribuable qui rectifie spontanément sa déclaration IFI bénéficie d’une ristourne de 50% sur les intérêts de retard et n’a pas de pénalités à payer ».

6 – Une banque étrangère : Les banques en ligne et autres néo-banques sont nombreuses à proposer l’ouverture, en quelques minutes, d’un compte gratuit. Problème : certaines n’ont pas leur siège en France (comme le révèle l’IBAN de votre nouveau compte bancaire). Or l’administration impose de déclarer les comptes ouverts à l’étranger sur un formulaire spécifique. La seule omission de déclaration engendre une amende forfaitaire de 1.500 euros, sur quatre années glissantes.

7 – L’abus de Pinel : Les investisseurs en Pinel s’engagent à respecter des conditions précises concernant les plafonds de revenus des locataires et le niveau des loyers demandés, qui ne doivent pas excéder les limites imposées par la zone où le bien est situé. « La complexité des règles génère de nombreux pièges, témoigne Me Arnaud Tailfer. J’ai eu récemment à traiter le cas d’un couple qui a acheté en région parisienne. Juste avant la réception des travaux, un arrêté est passé, transférant la ville où se trouvait leur bien d’une zone A à A2, ce qui a abaissé la limite de loyer au mètre carré à respecter. Forcément, ils ne l’ont pas vu et ils ont loué au loyer qu’ils avaient en tête au moment où ils ont procédé à leur investissement. Deux ans après, ils ont été contrôlés : la totalité de leur avantage Pinel qui a sauté pour l’année ! Sans parler de la pénalité de 10% qui s’applique automatiquement en cas de redressement ».

8 – Le faux démembrement de propriété – La pratique est courante : les parents, pour anticiper la transmission de leur patrimoine, donnent la nue-propriété de leurs biens immobiliers à leurs enfants mais conservent l’usufruit. Au décès des parents, les enfants deviennent pleins propriétaires. « Attention : les enfants ne doivent pas habiter le bien démembré du vivant de leurs parents, sauf en prévoyant la signature d’un bail de location et le paiement bien réel d’un loyer, rappelle Arnaud Tailfer. Autrement, l’administration a vite fait de vous tomber dessus, considérant que vous n’avez pas donné que la nue-propriété, mais la totalité du bien ; et qu’il s’agit donc d’une donation déguisée ! »

9 – La location meublée en SCI : Détenir un bien au travers d’une Société civile immobilière (SCI) présente certains avantages, mais empêche de pratiquer une activité fiscalement commerciale, comme par exemple la location meublée (fiscalement attractive car elle offre la possibilité de bénéficier d’un abattement de 50% sur les loyers perçus), sauf à changer le régime fiscal de la SCI et à soumettre celle-ci à l’impôt sur les sociétés, ce qui est lourd de conséquences, notamment en termes de plus-value. Certains particuliers l’oublient un peu vite et décident du jour au lendemain de louer leur bien en meublé, sans autres formalités. Quand l’administration fiscale s’en aperçoit, il est trop tard pour rectifier les choses !

10 – La pension alimentaire abusive : De nombreux parents continuent d’aider leurs enfants, devenus de jeunes adultes, en leur octroyant de l’argent. Attention : aux yeux du fisc, le versement d’une pension alimentaire n’est déductible de vos revenus que si votre enfant est en état de nécessité. « Si vous lui donnez 2.000 euros par mois alors qu’il dispose déjà d’un petit revenu, l’administration ne va jamais considérer que ce sera déductible, prévient Arnaud Tailfer. À partir du moment où l’enfant perçoit l’équivalent d’un SMIC mensuel, le fisc juge que les sommes que vous lui versez excèdent ses besoins essentiels ».

Lire la Source : https://www.lefigaro.fr/impots/ces-dix-indices-qui-declenchent-les-controles-fiscaux-20211111

© par Bernard TRITZ

FREE : Salon des Maires

Par la Rédaction d’Univers Freebox – Publié le jeudi 11 novembre 2021 à 10h56.

Free lancement – Évènement

Événement – “une toute première fois” pour Free la semaine prochaine : Free débarque mardi prochain au Salon des Maires à Paris. Trois espaces lui seront dédiés, pour la fibre, le mobile et Free Pro.

“Partenaire des collectivités locales et opérateur engagé dans la couverture numérique des territoires, Free sera présent cette année pour la 1ère fois au Salon des Maires qui aura lieu du 16 au 18 novembre à Paris Expo – Porte de Versailles”, a annoncé hier l’opérateur.

Les équipes Free seront à la disposition des élus et du public présent pour faire découvrir sa présence dans toutes les régions de France et répondre aux grandes questions. Pas moins de trois espaces sont accessibles, le premier dédié à la couverture 4G/5G Free des territoires, le second axé sur la Fibre Free dans les régions et le troisième permettra à Free Pro de présenter son offre à destination des collectivités.

“Ce salon sera également l’occasion de faire découvrir aux collectivités locales les 10 engagements pour le climat que nous avons pris afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2035”, précise la maison mère de Free. Le rendez-vous est pris.

Lire la Source : https://www.universfreebox.com/article/507084/evenement-une-premiere-fois-pour-free-la-semaine-prochaine

© par Bernard TRITZ