Boualem Sansal : Guerre civile

Par Jacques Guillemain

Boualem Sansal

Objet :  Boualem Sansal – le scénario le plus probable est la guerre civile – Ainsi s’exprime Boualem Sansal dans une interview parue dans le Figaro.

« En France, le scénario le plus probable est la guerre civile »

Le brillant écrivain algérien sait de quoi il parle : Cet athée a vécu le basculement de l’Algérie dans la guerre civile au cours des années 1990, une tragédie qui fit 200.000 morts.

Une guerre qui a d’abord commencé par des attentats ponctuels, çà et là, comme en France actuellement. Puis le cancer terroriste s’est diffusé peu à peu, jusqu’à se transformer en guerre civile dévastatrice durant une décennie.

Une terrible menace que les élites françaises refusent de voir, niant obstinément le lien immigration-islam-islamisme-terrorisme.

Hommages et commémorations ne suffiront pas à vaincre l’islamisme, prévient Boualem Sansal.

Pour l’écrivain, ce qui attend la France, c’est une libanisation du pays ou une algérianisation, c’est-à-dire un mix entre dictature militaire et dictature islamiste.

Si la libanisation est un risque indéniable, l’algérianisation du pays n’est pas crédible. Il n’y aura jamais de mix entre dictature militaire et dictature islamiste, l’armée française n’ayant pas vocation à diriger le pays et encore moins à partager le pouvoir avec les islamistes.

Mais passons sur cette comparaison un peu hâtive de Boualem Sansal.

Car sur le fond, il a raison. Sans un sursaut rapide des autorités mettant fin à une immigration démentielle et à une islamisation suicidaire, l’embrasement du pays et sa libanisation à terme ne font aucun doute.

Face à l’islam conquérant, la France est tétanisée : Elle subit, se soumet, s’agenouille, sanglote et s’humilie sans que personne ne le lui demande.

Il y a d’abord « la crainte de désespérer la banlieue et la peur de la guerre civile, du séparatisme et des représailles des gardiens de l’islam ou des parrains de l’islamisme. Mais cela n’explique pas tout. »

On a l’impression que la France s’est lancée dans une conversion volontaire à l’islam.

À l’acte de guerre d’une violence inouïe du 13 novembre 2015, la France a répondu par des larmes et des lamentations. « Ce faisant, elle a humilié son peuple, sa police et son armée, et signé sa fin ».

« Il est insupportable de voir la France de Macron passer ses journées à rendre hommage aux victimes de l’islamisme, et les enterrer une deuxième fois. Un chef des armées n’enterre pas ses morts, ne fait pas de discours en larmoyant, il tonne, il agit, il frappe vite et fort sans se soucier du politiquement correct. C’est cela que les morts et les vivants réclament ».

La vraie nouveauté c’est Éric Zemmour, qui a imposé ses thèmes : Mais tous ceux qui lui emboîtent le pas hypocritement ne feront rien, tous soumis à la doxa en vigueur.

Revenant sur les rapports France/Algérie, Boualem Sansal n’est pas tendre avec Macron, qu’il juge « intelligent mais peureux ».

Personnellement, je le trouve peu intelligent vu ses décisions et ses comportements, et poltron, ce qui n’arrange rien.

Macron est inconséquent. Il abreuve ses amis algériens d’hommages et de reconnaissance, accusant même la France de crime contre l’humanité, mais il leur reproche ensuite de vivre de la rente mémorielle comme de la rente pétrolière, ajoutant même que l’Algérie n’existait pas avant l’arrivée de la France.

Le résultat ? Son ami Tebboune rappelle son ambassadeur à Paris, ferme son espace aérien aux avions militaires français, interdit l’usage du français dans les ministères, rompt 500 contrats avec des PME françaises et appelle les grandes firmes allemandes et italiennes à venir remplacer les entreprises du CAC 40 opérant en Algérie. Et Macron se tait et se couche misérablement.

Voilà la désastreuse réalité de la diplomatie française que nous rappelle Boualem Sansal et qu’on ne verra pas sur les chaînes TV de la Macronie.

Macron, c’est le Président français rêvé pour les Algériens.

Qu’il se répande en repentance mielleuse ou bien qu’il prenne les Algériens à rebrousse-poil, il cautionne indirectement la désastreuse politique du FLN, fournissant aux autorités une diversion inespérée pour faire oublier le pillage de la manne pétrolière, la corruption généralisée et l’incompétence d’une caste dirigeante prédatrice, qui a dilapidé l’héritage colonial pendant 60 ans.

« Guerre civile », un mot que pas un seul candidat n’ose prononcer, à part Zemmour.

Autant dire que Macron et tous les prétendants à l’Élysée autres que Zemmour, s’ils l’emportent en 2022, ne feront rien pour nous éviter l’Apocalypse. Ils attendront sagement la déflagration, au nom du politiquement correct.

Et c’est bien pour cette raison que toute la meute mondialiste diabolise Zemmour, le seul candidat qui parle cash et veut sauver le pays.

Jacques Guillemain

© par Bernard TRITZ

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