Scolaire # Grève Nationale, jeudi NOIR !

Par Emma POESY – L’OBS – Publié le mardi 11 janvier 2021 à 19h30.

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Grève dans l’Education nationale – vers un jeudi noir à l’école – Les annonces de Jean Castex au 20-heures de France 2, lundi 10 janvier, censées assouplir le protocole sanitaire à l’école n’y auront rien changé : le mouvement de grève lancé par le SNUipp et les autres syndicats en milieu scolaire s’annonce très suivi. La colère des enseignants et des parents d’élèves, lassés par les protocoles successifs et les tests à répétition, ne s’apaise pas. Mardi soir, selon les prévisions du Snuipp-FSU, 75 % des enseignants du premier degré seraient grévistes jeudi et la moitié des écoles seraient fermées ce jour-là.

Un protocole sanitaire qui empêche la continuité pédagogique : Le protocole sanitaire, malgré ses allègements successifs, continue de poser des problèmes en termes de continuité pédagogique. « Depuis lundi dernier, j’ai plus de dix absents par classe parce que les élèves doivent sans cesse aller se faire tester », décrit Linda (les prénoms ont été modifiés), professeure d’histoire-géographie en terminale dans un lycée de Metz. Les élèves, régulièrement cas contacts, se relaient dans les classes face à des professeurs qui ne voient jamais les mêmes élèves au même moment.

Maya, institutrice dans une classe de CE1, a décidé qu’elle fera grève jeudi, pour la première fois depuis plus de dix ans :

« Lundi, il y avait un cas positif dans ma classe, alors j’ai passé la matinée à appeler tous les parents d’élèves pour qu’ils viennent chercher leurs enfants ! ».

« La semaine dernière, j’avais 13 absents, dont 3 cas de Covid et 10 cas contacts » ajoute Jeanne, professeure d’EPS dans un collège de Saint-Marie-aux-Chênes.

« Dans la classe de ma fille, il y avait environ un tiers d’élèves absents la semaine dernière », indique Manon, mère d’une collégienne à Châlons-en-Champagne, « les cours continuent normalement et c’est au gamin de rattraper ». Pour éviter que les élèves ne prennent du retard, Linda retransmet ses cours en visioconférence depuis son ordinateur, depuis sa salle de classe :

« Mais, soyons réalistes, si les élèves sont absents parce qu’ils font la queue devant les pharmacies, ils ne peuvent pas suivre, même en Visio ».

Anne, mère de deux enfants de 10 et 12 ans, déplore le manque d’alternatives déployées :

« On renvoie les élèves chez eux sans proposer autre chose que des polycopiés pour rattraper, mais on n’est pas au Cned. »

« On a l’impression d’être de la chair à canon »

Les changements de protocoles successifs suscitent la colère chez les professeurs, comme chez les parents d’élèves. Jeanne, elle, estime que le personnel éducatif est « maltraité » par l’Education Nationale, qui génère des protocoles de toute façon inapplicables :

« On n’arrive plus à appliquer les protocoles, parce qu’on n’arrive plus à les suivre. Quand on nous les communique le dimanche soir à 19 heures, on ne peut rien appliquer parce que de notre côté, on a déjà donné d’autres consignes à nos élèves. »Voilà à quoi ressemble la journée dantesque d’un directeur d’école à l’heure d’Omicron

Pour la Co secrétaire générale de la CGT Educ’action, Isabelle Vuillet, cette colère est notamment due à « une exaspération face aux protocoles qui changent tout le temps » et « l’impression d’être seuls sur le front » :

« Il y a un important sentiment d’insécurité chez les professeurs, qui n’ont même pas encore reçu de masques chirurgicaux ».

« On a l’impression d’être de la chair à canon », abonde Laurent Hoefman, directeur d’école en région lilloise et président du Syndicat national des Ecoles (SNE), dont le dernier préavis de grève remonte à plus de deux ans :

« On a l’impression qu’il s’agit moins de permettre une continuité pédagogique que d’organiser une garderie pour maintenir la France au travail ».

L’exaspération générale vient également de la posture cavalière adoptée par Jean-Michel Blanquer, qui a rappelé ce mardi 11 janvier sur BFMTV n’être « pas en guerre contre le virus ».

Pour Laurent Hoefman, c’est ce manque d’humilité dans la prise de décision a entraîné ces nombreux cafouillages : « Le gouvernement est toujours dans la réaction, prend ses décisions en solitaire plutôt que d’écouter les propositions que nous lui avons faites ». Linda indique ne pas se sentir soutenue non plus par son ministère : « Je ressens beaucoup d’amertume et de colère, certains collègues autour de moi parlent même de démissionner, alors qu’ils ont trente ans de carrière derrière eux ».

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/gr%C3%A8ve-dans-l-education-nationale-vers-un-jeudi-noir-%C3%A0-l-%C3%A9cole/ar-AASFwzj?ocid=msedgntp#image=1

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Les Républicains # Implosion ?

Par Stéphane VERNAY – Ouest France – Publié le lundi 10 janvier 2022 à 15h04.

«C’est un non-événement pour nous», a commenté la candidate LR Valérie Pécresse à propos du départ de l’ex vice-président de son parti chez Éric Zemmour. | AFP

COMMENTAIRE. Les Républicains peuvent-ils imploser avant la présidentielle ? : Guillaume Peltier, ancien vice-président des Républicains, rallie Eric Zemmour à trois mois du premier tour de la présidentielle. Initiative individuelle et marginale ou point de départ d’une bascule de la droite classique vers la droite extrême ? À ce stade, Valérie Pécresse n’a pas – ou peu – de soucis à se faire…

La défection de Guillaume Peltier peut-elle faire dérailler la campagne de Valérie Pécresse ? L’annonce du ralliement de l’ancien vice-président des Républicains à Eric Zemmour, dimanche sur Europe 1 et CNews, est commentée en boucle depuis hier. Le député du Loir-et-Cher laisse entendre que d’autres ​le suivront.

De quoi déstabiliser Les Républicains ? Jusqu’à faire capoter la candidature de Valérie Pécresse ? On ne va pas faire durer le suspense, il n’y en a pas. La réponse est non. La décision de Guillaume Pelletier ne remet rien en cause. « C’est un non-évènement pour nous » ​, a commenté – à raison – la candidate de la droite à la présidentielle ce matin sur franceinfo. Les Républicains n’imploseront pas dans la foulée de son départ.

Guillaume Peltier. | AFP

Un scénario du pire tenu à distance grâce à une primaire réussie : La question d’une éventuelle fracture du vieux parti de gouvernement ​se pose pourtant. Ou plutôt, elle s’est posée. Avant la primaire interne des LR, dont l’épilogue s’est tenu en décembre. Si Les Républicains avaient raté ce rendez-vous, en ne parvenant pas à embarquer Xavier Bertrand dans leur processus de départage​, par exemple, ou en se choisissant un candidat incapable d’assurer l’unité de la famille, ce scénario du pire était possible.

Des sondages défavorables, ne laissant que peu d’espoir quant aux chances du champion choisi, auraient également pu semer le doute dans les esprits. Jusqu’à persuader une partie des cadres LR de s’exfiltrer vers la Macronie – en passant par Horizons, le sas créé pour eux par Édouard Philippe – et une autre vers les droites extrêmes d’Éric Zemmour ou de Marine Le Pen.

L’image d’une famille unie, l’Élysée à portée : Ce mouvement de panique n’a pas eu lieu. Et il n’y a aucune raison qu’il se produise. D’abord parce que la primaire LR a été bien menée. Fidèles à leurs engagements, tous les candidats à la candidature se sont rangés derrière la gagnante. Contrairement à ce qui s’est joué à gauche en 2017, tous les ténors du parti s’affichent aujourd’hui publiquement derrière Valérie Pécresse. Ils la défendent sur les plateaux, et elle a fait une place à chacun, tous courants confondus, dans son état-major de campagne.

LR Twitter

La grande armée ​de Valérie, présentée la semaine dernière, compte une quarantaine de noms… mais pas celui de Guillaume Peltier, en voie de marginalisation depuis le printemps.

L’ancien vice-président des Républicains avait perdu son titre de numéro 2 ​du parti dès le mois de juillet, pour des propos tenus en mai (sur la justice et le partage d’un certain nombre de convictions communes ​avec Robert Ménard, le maire de Béziers, proche du Rassemblement national). Un commentaire sur le rassemblement de Villepinte d’Éric Zemmour (Comment rester insensible au discours pour la France d’Éric Zemmour ?) posté le 5 décembre lui a fait perdre le poste de vice-président des Républicains.

La tentation de nouveaux horizons : Si son appel de dimanche lui vaut d’être exclu du parti, il n’y avait déjà plus sa place. Écarté, Guillaume Peltier décide de changer de crémerie. Ses détracteurs rappellent opportunément ses débuts en politique au mouvement de jeunesse du Front national, dans les années 1990, suivi d’un passage au MNR de Bruno Mégret, puis au Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, avant son entrée à l’UMP.

« Moi, il a tapé à ma porte mais je ne l’ai pas ouverte », raille Marine Le Pen sur BFMTV, sous-entendant que Guillaume Peltier ne serait qu’une girouette. Le tempo qu’il a choisi pour retourner sa veste est certes mauvais, mais la question de la recomposition de la droite pourrait bien se reposer d’ici trois mois. En fonction des résultats de la présidentielle.

Une victoire de Valérie Pécresse balayerait évidemment tous les doutes, et pour longtemps. Un ratage, en revanche, ne manquerait pas de replonger le parti dans la crise. Si la candidate LR ne passait pas la barre du premier tour, on peut parier que nombre des grands noms du parti se mettraient bien vite en quête de nouveaux horizons…

Lire la Source :

https://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/decryptage/commentaire-les-republicains-peuvent-ils-imploser-avant-la-presidentielle-344e36b2-7216-11ec-9387-6c239fe68028

© par Bernard TRITZ

Éric Zemmour # Mon plan pour l’École

Reçu par courriel le lundi 10 janvier 2022 à 23h29.

Plan pour l’École

Chère Française, Cher Français,

J’ai présenté aujourd’hui mes vœux à la presse.

Après une série de questions, j’ai ensuite abordé une séquence thématique sur l’École, qui sera l’une des priorités de mon quinquennat.

Je vous invite à visionner la vidéo en cliquant sur l’image ci-dessous :

PS : Découvrez aussi mon plan pour l’École en fiche synthétique ici : https://programme.zemmour2022.fr/ecole

Vive la France !

Éric Zemmour

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Diffusion RECONQUÊTE!

© par Bernard TRITZ