Présidentielle – Sondage première semaine. Bilan !

Par la Rédaction de Paris Match – Publié le vendredi 14 janvier 2022 à 16h55 – Mis à jour à 17h11.

Malgré une légère érosion en fin de semaine, Emmanuel Macron reste en tête avec 26% des intentions de vote. Ludovic Marin/Pool Via REUTERS

Exclu – Sondage élection présidentielle – Ce que révèle la première semaine : Frédéric Dabi, politologue et directeur général de l’IFOP, analyse pour Paris Match la première semaine de notre sondage quotidien IFOP Fiducial pour Paris Match-LCI-Sud-Radio.

Lancé trois mois jour pour jour avant le premier tour, le Rolling IFOP-Fiducial pour Paris Match, LCI et Sud Radio scrute la présidentielle en temps réel . Au terme d’une première semaine de mesure, il apparaît que les intentions de vote des Français déjouent les attentes. Le verbatim d’Emmanuel Macron envers les non-vaccinés lui a-t-il coûté ? La victoire de Valérie Pécresse lui permet-elle de s’imposer à droite ? Réponses.

Emmanuel Macron en pole position : Quelle que soit l’hypothèse de premier tour testée, le président sortant a truste la pole position durant toute la semaine de démarrage du Rolling : Emmanuel Macron rassemble au moins un quart des intentions de vote exprimées, jusqu’à 27%, soit des niveaux comparables à ceux mesurés jusqu’en fin d’année dernière. En tout état de cause, ni sa sortie sur sa volonté « d’emmerder » les non vaccinés – dans laquelle certains voyaient un redoutable vecteur de « dé présidentialisation » – ni le lancement non avoué de sa campagne en tant que président candidat n’ont entamé son capital électoral. Le « roc » Emmanuel Macron, constant dans les intentions de vote, résiste ainsi à l’érosion et capitalise sur des segments force acquis aussi bien depuis le début de son quinquennat que plus récemment : « en même temps » les plus jeunes (36% au vendredi 14) et les plus âgés (26%), les cadres (33%), les plus diplômés (31%), les plus aisés (34%)… et une part non négligeable des électorats de Benoît Hamon (22%) et François Fillon (15%) en 2017, preuve que le locataire actuel de l’Élysée fait toujours figure de centre de gravité du paysage politique.

En revanche, la récente mobilisation des professeurs et parents d’élèves coalisés constitue une menace prise au sérieux au sommet de l’État et, en cas d’enlisement, pourrait pénaliser le président sortant si la cible désignée du mouvement passait du ministre de l’Education nationale à Emmanuel Macron lui-même. De même, la hausse du coût de l’énergie, dans un climat où le pouvoir d’achat émerge en troisième position des déterminants du vote, représente une épée de Damoclès au-dessus de la tête du chef de l’Etat.

Incertitude sur la deuxième place : « L’effet blast » a vécu. Alors qu’en décembre, Valérie Pécresse a vu les intentions de vote bondir en sa faveur après qu’elle a été auréolée à sa victoire de la primaire des Républicains, l’opposante d’Emmanuel Macron n’a commencé la semaine qu’à la troisième place des intentions de vote, derrière Marine Le Pen (15,5% contre 17,5%).

Pour autant, la présidente d’Ile-de-France bénéficie ces derniers jours d’une légère dynamique qui l’a petit à petit ramenée au même niveau que la candidate du Rassemblement national : désormais « à touche-touche » (17%), Valérie Pécresse et Marine Le Pen se disputent plus que jamais la deuxième place au premier tour de l’élection présidentielle, dans un contexte où le ticket d’entrée pour le second tour apparaît remarquablement bas en raison de l’éclatement de l’offre électorale, le plus bas depuis le 21 avril 2002. Pour autant, il ne faudrait pas oublier le troisième challenger à droite : avec 13,5% des intentions de vote, Éric Zemmour n’a pas vu sa candidature retomber après sa dynamique impressionnante de l’automne et reste un concurrent sérieux dans cette « primaire sauvage » de la droite et de la droite extrême.

« La gauche évaporée » : Additionnées, les intentions de vote en faveur de tous les candidats de gauche (même extrême !) arrivent à peine… au niveau d’Emmanuel Macron, soit environ un quart des suffrages, voire moins. Avec un total historiquement bas (contre 43,8% en 2012 et 27,7% en 2017… si l’on ignore les 24% du candidat Macron) et un éclatement des candidatures, la gauche ne semble guère exister en ce début de campagne. Parmi les nombreux candidats en lice, Jean-Luc Mélenchon demeure le plus coté (8,5 à 9,5% des intentions de vote), devant Yannick Jadot (5,5 à 7%). Côté socialistes ou apparentés, plus que marquer le pas, la candidature d’Anne Hidalgo enregistre un léger recul cette semaine, passant de 4 à 3,5% des intentions de vote.

Dans l’hypothèse d’une candidature supplémentaire de Christiane Taubira, si la maire de Paris ne semble pas perdre de terrain (avec des scores de 3 à 3,5%), l’ancienne garde des Sceaux parvient toutefois à faire jeu égal, voire à la dépasser : dans le Rolling du vendredi 14 janvier, Christiane Taubira émarge à 4,5% des intentions de vote, un point devant sa rivale du Parti socialiste, notamment grâce à sa capacité à capter des électeurs qui auraient opté pour Yannick Jadot (12%) ou Jean-Luc Mélenchon (8%) en son absence. Avec des scores aussi faibles et une dispersion aussi importante, les prochains jours de poker menteur autour d’une éventuelle primaire de gauche seront à scruter de près.

Lire la Source : https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Exclu-sondage-presidentiel-Ce-que-revele-la-premiere-semaine-1781674

© par Bernard TRITZ

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