Covid-19 # Nouvelle mobilisation jeudi 20 janvier 2022

Par Franceinfo – Publié le dimanche 16 janvier 2022 à 21h00.

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Covid-19 – le SNES-FSU appelle à une nouvelle mobilisation contre le protocole sanitaire à l’école : Le syndicat d’enseignants SNES-FSU a appelé dimanche 16 janvier 2022, dans un communiqué à une nouvelle mobilisation contre le protocole de gestion du Covid-19 dans les écoles. Les actions seront plus locales.

Nouvelle grève en vue dans les écoles : après la mobilisation nationale des enseignants et personnels d’éducation jeudi 13 janvier, le syndicat SNES-FSU appelle dimanche 16 janvier dans un communiqué à un nouvelle journée d’actions, plus locale, le 20 janvier. « Il pourrait y avoir des grèves dans certaines académies ou départements mais aussi des rassemblements », indique Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, à Franceinfo. « Le but est de rendre visible le fait qu’il y a encore beaucoup de questions à traiter. »

Sur le baccalauréat, Jean-Michel Blanquer nous a dit que des discussions allaient s’ouvrir concernant les épreuves de spécialité prévues en mars : vu l’urgence et le calendrier, les décisions doivent être prises très rapidement, estime Sophie Vénétitay. On a aussi des interrogations sur les capteurs de CO2 : le Premier ministre et celui de l’Éducation nationale sont restés très évasifs jeudi soir.

Jean-Michel Blanquer avait rappelé qu’il s’agit « d’une compétence des collectivités locales », tout en soulignant que « l’État a créé un fonds pour soutenir les collectivités qui ont des difficultés pour s’en procurer ». Le SNES-FSU appelle donc « à s’engager dans une nouvelle journée d’action le 20 janvier 2022, y compris par la grève« .

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/covid-19-le-snes-fsu-appelle-%C3%A0-une-nouvelle-mobilisation-contre-le-protocole-sanitaire-%C3%A0-l-%C3%A9cole/ar-AASQ2WI?ocid=msedgntp#image=1

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Collèges # fréquentation ?

Par Grégoire CHERUBINI – Ouest-France – Publié dimanche 16 janvier 2022 à 07h35.

© Daniel Fouray, Ouest-France Arthur Frayer-Laleix, journaliste d’investigation indépendant, travaille sur les banlieues françaises depuis dix ans pour « Le Monde », « Zadig » et « Street Press ».

ENTRETIEN – « Dans certains collèges, il n’y a plus d’enfants blancs », souligne Arthur Frayer-Laleix : En reportage dans les banlieues depuis dix ans, le journaliste Arthur Frayer-Laleix raconte dans un livre la fracture ethnique et sociale des quartiers populaires, et le malaise politique qui l’entoure.

À quelques mois de l’élection présidentielle, le journaliste Arthur Frayer-Laleix publie Et les Blancs sont partis, résultat de dix années de reportage dans les banlieues françaises pour Le Monde, Zadig et Street Press. Un livre au plus près du terrain, qui a pour ambition de raconter les fractures de notre société, pour mieux les soigner. Il déplore les récupérations d’extrême droite et les difficultés de la gauche traditionnelle à aborder le sujet.

Votre immersion dans une prison, comme surveillant, il y a dix ans, a été le point de départ de votre enquête. Pourquoi ? Les prisons sont remplies en grande majorité par des jeunes garçons, de 18-25 ans, qui viennent des quartiers défavorisés. Lors d’un reportage, j’ai rencontré d’anciens détenus d’une prison à Villepinte, en Seine-Saint-Denis. L’un y avait retrouvé un copain de CM2. L’autre, un ancien camarade de prison de son frère. En banlieue, tout le monde ne va pas en prison, mais la plupart y ont des amis, des voisins ou des connaissances. J’ai tenté d’aborder la fracture sociale et ethnique. Car si on casse les ghettos, dont les conditions socio-économiques sont très dures, on aura moins d’incarcérations de mecs de quartier.

Qu’est-ce que la « ségrégation sociale » que vous décrivez dans votre livre ? : Pour simplifier, il s’agit du fait qu’on ait séparé les gens en fonction de leurs couleurs de peau ou origine. Par le reportage, le constat est simple à faire. La République dit qu’elle ne fait pas de distinction selon les origines. Mais dans certains collèges, il n’y a quasiment pas un enfant blanc. Les habitants des quartiers le déplorent aussi. Le titre du livre, Et les blancs sont partis, est une citation de Sénégalais et Maliens qui s’en plaignent.

« Un travail de longue haleine des associations »

L’État a séparé les individus selon leurs origines ? : C’est principalement à cause de l’attribution des logements sociaux par les bailleurs sociaux et les pouvoirs publics, lors des commissions d’attribution de logement. Selon la consonance d’un nom, il peut être simple de connaître l’origine de la personne. En théorie, il est interdit d’attribuer un logement selon la couleur de peau. Dais les faits, c’est largement pratiqué comme l’ont montré des travaux d’universitaires. Dans les tribunaux, des associations comme SOS Racisme font un travail de longue haleine en attaquant des bailleurs sociaux et agents immobiliers ayant des pratiques discriminatoires. On se retrouve donc avec des quartiers très concentrés.

Vous décrivez aussi une logique de solidarité entre habitants : Souvent, les gens arrivent d’un même pays, parfois d’une même région. En arrivant en France, ils vont essayer de trouver des personnes dont ils se sentent proches, qui vont pouvoir les aider. Les Bretons, par exemple, l’ont fait très naturellement au XXe siècle dans le quartier de Montparnasse. Aujourd’hui, on a simplement changé d’échelle.

« Un discours moral »

Vous employez le mot solidarité, là où l’extrême droite parle de communautarisme … : L’extrême droite a calqué un discours très simpliste sur la vie dans les quartiers. En partant parfois de faits réels, comme la ghettoïsation ethnique, mais en donnant des causes farfelues et fausses. Elle tente d’imposer l’idée que les gens d’une même origine sont dans un même quartier car ils ne veulent pas se mélanger au reste de la population française. C’est faux. Cependant, il y a des logiques de communauté et d’entraide. L’extrême droite développe une rhétorique raciste et xénophobe sur ces questions. En face, la gauche est hélas inaudible.

La gauche est-elle déconnectée des banlieues ? : À l’exception des élus locaux, la gauche traditionnelle tient un discours moral, de condamnation du racisme et des discriminations. Les prisons sont un exemple marquant. Plutôt que de batailler sur les causes de l’enfermement des jeunes des quartiers, une partie de la gauche en est encore à nier certains faits pour « ne pas faire le jeu de l’extrême droite ». Là-dessus, la gauche a perdu le combat.

Aux États-Unis, l’extrême droite ne parle pas de la surreprésentation des Noirs dans les prisons. Ce sont les associations de défense des droits civiques qui militent sur le sujet, en partant du constat qu’il y a 40 % de Noirs dans les prisons alors qu’ils ne représentent que 17 % de la population américaine. Pour ensuite travailler sur le pourquoi.

De nouveaux mouvements antiracistes, comme le collectif La vérité pour Adama, ont émergé … : Les jeunes qui ont repris les causes antiracistes sont plus décomplexés pour parler de Blancs, de Noirs et d’Arabes. Dans les années 1990, ces mots étaient exclusivement dans la bouche de l’extrême droite. Jean-Marie Le Pen provoquait un tollé en les utilisant. Aujourd’hui, les associations s’en emparent pour dire toute autre chose. Ce sont des mots qui dérangent, mais je pense qu’ils permettent de nommer les choses.

Repenser le logement

L’universalisme républicain empêche de décrire la fracture ethnique ? : Notre tradition républicaine ne reconnaît pas de différence officiellement entre les citoyens. C’est un idéal noble vers lequel il faut tendre. Mais s’il se contente d’être un discours de pure forme, s’il n’est pas suivi de politiques, il produit l’opposé de ce qu’il prétend combattre. Il faut le rendre concret, qu’il y ait une vraie mixité sociale et d’origine dans les quartiers et collèges les plus pauvres.

Comment casser les ghettos ? : Il faut revoir la politique du logement dans l’attribution des logements sociaux, et travailler sur l’école, surtout au collège. Même dans les quartiers mixtes, les parents blancs sortent leurs enfants du circuit au moment de l’entrée au collège et l’école se ghettoïse. Lors d’un reportage, une personne m’a par exemple parlé de ses photos de classe. Dessus, les Blancs disparaissent chaque année dès la maternelle, jusqu’à leur totale disparition au collège.

La fracture ethnique se double d’une fracture sociale forte, avec des services publics sous-dotés en fonctionnaires, souvent peu expérimentés. Il y a moins de médecins, de pharmacies… C’est un tout. Le manque de mélange peut produire des effets négatifs. C’est le cas au collège, où les résultats scolaires sont moins bons, comme cela a été démontré par des chercheurs dans un livre de 2005, L’apartheid scolaire. Il faut une réflexion de fond sur la ghettoïsation ethnique.

Lire la Source : ENTRETIEN. « Dans certains collèges, il n’y a plus d’enfants blancs », souligne Arthur Frayer-Laleix (msn.com)

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Éducation Nationale : La Grève !

Par Franceinfo – Radio France – Publié le mercredi 12 janvier 2022 à 20h20.

Désinfection d’une classe par une Atsem, à Décines, le 7 mai 2020.  (JOEL PHILIPPON / MAXPPP)

Grève dans l’Éducation nationale : les personnels non enseignants affirment leur « ras-le-bol général », selon le Snuter-FSU : Julien Fonté, Co secrétaire général de la FSU territoriale -le syndicat regroupant des agents des collectivités territoriales et de leurs établissements publics- se dit « très confiant sur la mobilisation », ce mercredi sur Franceinfo.

« Il y a un ras-le-bol général », a affirmé mercredi 12 janvier sur Franceinfo Julien Fonté, Co secrétaire général de la FSU territoriale (Snuter-FSU), le syndicat regroupant des agents des collectivités territoriales et de leurs établissements publics, alors qu’une grève a lieu jeudi 13 janvier dans l’Éducation nationale contre le protocole sanitaire mis en œuvre dans les établissements scolaires pour lutter contre la progression du Covid-19. Le Snuter-FSU s’est associé à l’appel à la grève. Julien Fonté se dit « très confiant sur la mobilisation ». Il pointe « un épuisement des collègues qui subissent la situation sanitaire depuis deux ans » et dénonce « des mesures qui sont incompréhensibles, qui changent régulièrement, qui alourdissent la charge de travail avec des remplacements qui ne sont pas toujours au rendez-vous quand il y a des absences ».

Le représentant syndical souligne « la pression et l’usure » supportées par les personnels depuis deux ans et déplore la « catastrophe » de la rentrée scolaire début janvier. « L’absence de protocole, les changements, c’est incompréhensible et c’est intenable, y compris pour leur santé. » Julien Fonté assure ne pas faire grève « contre un virus » mais « contre la gestion catastrophique de ce gouvernement de la situation sanitaire ». Il estime que, pour « garder l’école ouverte » malgré le virus, il faut se donner « les moyens de la garder ouverte dans des conditions sanitaires sûres pour tout le monde, les élèves, les familles et les personnels ».

Moyens matériels supplémentaires : Pour le Co secrétaire général du Snuter-FSU, « une bonne politique sanitaire » est « la même quels que soient les personnels ». Il prône de « sécuriser les bâtiments, au moins avoir des capteurs de CO2, des purificateurs d’air, des circuits de circulation pour les enfants et les élèves qui permettent une certaine sécurité ». Julien Fonté ajoute le besoin en « équipement en masque de qualité pour l’ensemble des personnels ».

Lire la Source : https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/services-a-la-personne-et-aide-a-l-enfance/greve-dans-l-education-nationale-les-personnels-non-enseignants-affirment-leur-ras-le-bol-general-selon-le-snuter-fsu_4914321.html

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Scolaire # Grève Nationale, jeudi NOIR !

Par Emma POESY – L’OBS – Publié le mardi 11 janvier 2021 à 19h30.

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Grève dans l’Education nationale – vers un jeudi noir à l’école – Les annonces de Jean Castex au 20-heures de France 2, lundi 10 janvier, censées assouplir le protocole sanitaire à l’école n’y auront rien changé : le mouvement de grève lancé par le SNUipp et les autres syndicats en milieu scolaire s’annonce très suivi. La colère des enseignants et des parents d’élèves, lassés par les protocoles successifs et les tests à répétition, ne s’apaise pas. Mardi soir, selon les prévisions du Snuipp-FSU, 75 % des enseignants du premier degré seraient grévistes jeudi et la moitié des écoles seraient fermées ce jour-là.

Un protocole sanitaire qui empêche la continuité pédagogique : Le protocole sanitaire, malgré ses allègements successifs, continue de poser des problèmes en termes de continuité pédagogique. « Depuis lundi dernier, j’ai plus de dix absents par classe parce que les élèves doivent sans cesse aller se faire tester », décrit Linda (les prénoms ont été modifiés), professeure d’histoire-géographie en terminale dans un lycée de Metz. Les élèves, régulièrement cas contacts, se relaient dans les classes face à des professeurs qui ne voient jamais les mêmes élèves au même moment.

Maya, institutrice dans une classe de CE1, a décidé qu’elle fera grève jeudi, pour la première fois depuis plus de dix ans :

« Lundi, il y avait un cas positif dans ma classe, alors j’ai passé la matinée à appeler tous les parents d’élèves pour qu’ils viennent chercher leurs enfants ! ».

« La semaine dernière, j’avais 13 absents, dont 3 cas de Covid et 10 cas contacts » ajoute Jeanne, professeure d’EPS dans un collège de Saint-Marie-aux-Chênes.

« Dans la classe de ma fille, il y avait environ un tiers d’élèves absents la semaine dernière », indique Manon, mère d’une collégienne à Châlons-en-Champagne, « les cours continuent normalement et c’est au gamin de rattraper ». Pour éviter que les élèves ne prennent du retard, Linda retransmet ses cours en visioconférence depuis son ordinateur, depuis sa salle de classe :

« Mais, soyons réalistes, si les élèves sont absents parce qu’ils font la queue devant les pharmacies, ils ne peuvent pas suivre, même en Visio ».

Anne, mère de deux enfants de 10 et 12 ans, déplore le manque d’alternatives déployées :

« On renvoie les élèves chez eux sans proposer autre chose que des polycopiés pour rattraper, mais on n’est pas au Cned. »

« On a l’impression d’être de la chair à canon »

Les changements de protocoles successifs suscitent la colère chez les professeurs, comme chez les parents d’élèves. Jeanne, elle, estime que le personnel éducatif est « maltraité » par l’Education Nationale, qui génère des protocoles de toute façon inapplicables :

« On n’arrive plus à appliquer les protocoles, parce qu’on n’arrive plus à les suivre. Quand on nous les communique le dimanche soir à 19 heures, on ne peut rien appliquer parce que de notre côté, on a déjà donné d’autres consignes à nos élèves. »Voilà à quoi ressemble la journée dantesque d’un directeur d’école à l’heure d’Omicron

Pour la Co secrétaire générale de la CGT Educ’action, Isabelle Vuillet, cette colère est notamment due à « une exaspération face aux protocoles qui changent tout le temps » et « l’impression d’être seuls sur le front » :

« Il y a un important sentiment d’insécurité chez les professeurs, qui n’ont même pas encore reçu de masques chirurgicaux ».

« On a l’impression d’être de la chair à canon », abonde Laurent Hoefman, directeur d’école en région lilloise et président du Syndicat national des Ecoles (SNE), dont le dernier préavis de grève remonte à plus de deux ans :

« On a l’impression qu’il s’agit moins de permettre une continuité pédagogique que d’organiser une garderie pour maintenir la France au travail ».

L’exaspération générale vient également de la posture cavalière adoptée par Jean-Michel Blanquer, qui a rappelé ce mardi 11 janvier sur BFMTV n’être « pas en guerre contre le virus ».

Pour Laurent Hoefman, c’est ce manque d’humilité dans la prise de décision a entraîné ces nombreux cafouillages : « Le gouvernement est toujours dans la réaction, prend ses décisions en solitaire plutôt que d’écouter les propositions que nous lui avons faites ». Linda indique ne pas se sentir soutenue non plus par son ministère : « Je ressens beaucoup d’amertume et de colère, certains collègues autour de moi parlent même de démissionner, alors qu’ils ont trente ans de carrière derrière eux ».

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/gr%C3%A8ve-dans-l-education-nationale-vers-un-jeudi-noir-%C3%A0-l-%C3%A9cole/ar-AASFwzj?ocid=msedgntp#image=1

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Jeudi 13 janvier 2022 – Grève des enseignants

Par Franceinfo – Radio France – Publié le vendredi 07 janvier 2022 à 20h38.

Une professeure fait cours dans un collège de Lyon (Rhône), le 15 octobre 2021. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Grève des enseignants le 13 janvier : « On n’a jamais vu ce niveau d’exaspération et d’épuisement », alerte le syndicat SE-Unsa : La grande majorité des syndicats d’enseignants appellent à une grève dans toute la France jeudi 13 janvier. Ils dénoncent les mesures prises par le gouvernement dans les établissements scolaires pour lutter contre le Covid-19.

Les syndicats d’enseignant sont vent debout contre la gestion de l’épidémie de Covid-19 par le gouvernement dans les établissements scolaires. « Il y a des annonces qui se succèdent tous les jours et un manque de personnel alors que les contaminations se multiplient », se désole Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat enseignant SE-Unsa, vendredi 7 janvier sur Franceinfo. Le syndicat, comme le Snuipp-FSU, appelle à la grève dans l’Éducation nationale jeudi 13 janvier, pour avoir « les conditions d’une école sécure sous Omicron ».

« Nous avons essayé de l’exprimer de toutes les façons mais nous n’avons pas été entendus », s’agace le représentant, qui explique que c’est pour cela que la grève a été décidée. « Sur le terrain, la tension est extrêmement forte », s’alarme Stéphane Crochet. Le syndicat SE-Unsa évoque « les remontées du terrain » de la part des enseignants. « On n’a jamais vu ce niveau d’exaspération et d’épuisement. »

« On a des collègues en pleurs qui passent leurs soirées à envoyer des messages aux familles pour leur faire comprendre la nouvelle procédure. »

Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat d’enseignants SE-Unsa à Franceinfo : S’il veut que les syndicats retirent leur appel à la grève, « le gouvernement doit s’engager à travailler autrement, à faire descendre la pression », estime Stéphane Crochet. Il appelle le gouvernement à « fournir des matériels de protection alors qu’il est question de masques chirurgicaux pour la fin du mois de janvier » et réclame « un protocole sanitaire qui soit tenable et applicable ».

« Nous avons une partie des élèves dans les établissements et d’autres qui sont chez eux. Je ne comprends pas que le ministre dise qu’on peut tout assurer, l’enseignement en présentiel et l’enseignement à distance alors que nous manquons de professeurs », s’indigne-t-il. Dans ce contexte, Stéphane Crochet estime que le « niveau de désorganisation nécessiterait au moins de la part du gouvernement qu’il y ait de l’humilité pour qu’on fasse corps ensemble et non pas que nous découvrions tous les jours de nouvelles annonces ».

Lire la Source : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/greve-des-enseignants-le-13-janvier-on-n-a-jamais-vu-ce-niveau-d-exasperation-et-d-epuisement-alerte-le-syndicat-se-unsa_4908503.html

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Périscolaire : Appel à la grève !

Par nouvelobs – Publié le lundi 13 décembre 2021 à 23h00.

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Appel à la grève nationale dans le secteur périscolaire mardi et mercredi : Un appel à la grève nationale est annoncé dans les écoles mardi 14 et mercredi 15 décembre 2021 dans le secteur périscolaire pour dénoncer sa « précarité », entraînant de possibles perturbations dans les centres de loisirs, les accueils périscolaires et le secteur de la restauration.

Charles, assistant maternel pour 2.600 euros, craignait qu’aucun parent ne lui fasse confiance : Cet appel à la grève a été lancé par les syndicats Snuter-FSU, la CGT, le CNT, Sud et le collectif France animation en lutte, qui demandent notamment « la revalorisation des grilles de salaire des adjoints d’animation et des animateurs pour relancer l’attractivité de (leurs) métiers » ou encore « des taux d’encadrements qui permettent un réel travail éducatif et non pas de la “garderie” ».

La précarité accentuée par la crise sanitaire : « Si la crise sanitaire a servi de détonateur, la souffrance et la précarité durent, elles, depuis de longues années », assure le CNT dans un communiqué, exigeant « un vrai statut, plus d’heures, la fin des temps partiels subis (…) ou encore un vrai salaire pour pouvoir vivre décemment de (leurs) métiers ». Selon le Snuter-FSU (agents des collectivités territoriales), « la précarité de la majeure partie des personnels de l’animation trop souvent vacataires ou contractuels s’est accentuée avec la crise sanitaire et leurs compétences professionnelles sont bien trop souvent ignorées », a-t-il écrit début décembre dans une lettre adressée au ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, à la secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse Sarah El Haïry et à la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin.

Faut-il fermer les écoles pour freiner l’épidémie ? : « La charge de travail exponentielle, les sous-effectifs chroniques et les taux d’encadrement en perpétuelle diminution ne permettent plus à tous les personnels de l’animation d’exercer leurs missions dans de bonnes conditions », souligne ce syndicat. Un rassemblement est prévu devant le ministère de l’Education nationale mercredi 15 décembre à 13 heures.

Un « plan d’action » annoncé en février : A la fin du mois de novembre, la secrétaire d’Etat Sarah El Haïry a lancé des « assises de l’animation » réunissant les représentants des collectivités territoriales et les associations employeuses sur la question des rémunérations et du temps partiel subi. Ils se réunissent pour la deuxième fois actuellement et se rencontreront à nouveau en janvier.

« Le secteur de l’animation, qu’il s’agisse de l’animation volontaire dans les colonies de vacances ou de l’animation professionnelle dans les accueils périscolaires, a besoin d’être réformé pour retrouver de l’attractivité », a expliqué la secrétaire d’Etat à la Jeunesse et l’engagement.

« On ne peut pas empêcher les enfants de vivre parce qu’on a peur qu’ils tombent malades ! » : Sarah El Haïry assure qu’elle fera « des annonces » dès le mois de février. « Le plan d’actions que je proposerai sera constitué de mesures rapides et fortes et d’une feuille de route pour les années à venir », a-t-elle ajouté. Fin octobre, elle avait annoncé une aide de 200 euros versée en 2022 à 20 000 jeunes pour financer en partie leur formation aux métiers de l’animation.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/appel-%C3%A0-la-gr%C3%A8ve-nationale-dans-le-secteur-p%C3%A9riscolaire-mardi-et-mercredi/ar-AARMfgm?ocid=msedgdhp&pc=U531#image=1

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Sondage : islam au-dessus des Lois

Par Magazine Marianne – Publié le jeudi 09 décembre 2021 à 7h00.

Selon l’Ipsos, la place que la religion tient dans la vie de ces adolescents peut entrer en conflit avec leur perception de la République et de ses lois, puisque 40 % des lycéens déclarent partager l’affirmation selon laquelle « les normes et règles édictées par votre religion sont plus importantes que les lois de la République ». PHOTOPQR/LA VOIX DU NORD

Selon l’IFOP, 65 % des lycéens musulmans placent l’islam au-dessus des lois de la République : Selon une étude de l’IFOP pour la Licra, 47 % des lycéens déclarent avoir assisté à des revendications religieuses au sein de leur établissement. Ceux qui sont scolarisés dans les zones d’éducation prioritaires y sont particulièrement confrontés. Parmi les apprentissages les plus contestés : l’éducation sexuelle et les questions d’égalité hommes femmes, et les cours de natation.

Dix-sept ans se sont écoulés depuis l’adoption de la loi interdisant le port de signes religieux à l’école et aujourd’hui encore, les croyances continuent de se confronter au cadre laïc de l’enseignement public. Quelques mois après l’assassinat du professeur d’histoire géographie Samuel Paty par un terroriste islamiste, un rapport d’étude réalisé par l’IFOP pour la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et son magazine, le Droit de Vivre, s’est penché sur les revendications religieuses observées par les lycéens français dans leurs établissements.

Combien ont été confrontés à des protestations ou des demandes spécifiques d’ordre religieux entre la classe de seconde et de terminale ? Selon l’IFOP, ils sont 48 % à déclarer avoir assisté à des contestations motivées par la religion de leurs camarades lors d’un cours. Un chiffre qui grimpe à 74 % dans les lycées classés en zone d’éducation prioritaire (ZEP).

DES TABLES, ROBINETS OU VESTIAIRES RÉSERVÉS À CERTAINES RELIGIONS : Sans surprise, hors des cours à proprement parler, ce sont les demandes de nature alimentaire qui sont les plus citées par les lycéens. Près d’un sur deux (47 %) déclare avoir déjà vu leurs camarades demander « des menus conformes » aux prescriptions de leur religion, qu’il s’agisse de nourriture halal ou cacher. Encore une fois, ces demandes augmentent sensiblement dans les lycées classés ZEP, où 56 % des lycéens rapportent avoir assisté à ce type de réclamations. Vient ensuite le droit de s’absenter du cours de natation, au nom de ses convictions religieuses, auquel ont été confrontés 31 % des lycées tous types d’établissements confondus, puis « des contestations des repas de Noël, des arbres de Noël ou des galettes des rois au prétexte qu’ils auraient des références religieuses chrétiennes » (27 %).

Parmi ces revendications, on trouve des éléments spécifiques plus inquiétants. Un quart des lycéens rapportent, par exemple, avoir observé des refus d’entrer dans des lieux de culte pour des motifs religieux, 16 % témoignent de l’organisation à la cantine de tables en fonction de la confession et 15 % de toilettes ou vestiaires selon le même principe religieux. Parmi les élèves sondés, 13 % rapportent même avoir constaté la mise en place de robinet dévolu à certaines confessions.

PROBLÈME AVEC L’ÉGALITÉ DE GENRE : Mais les lycéens sondés rapportent également des atteintes à la nature même des programmes scolaires. Parmi ces contestations, on trouve d’abord l’enseignement moral et civique : 34 % des lycéens rapportent avoir déjà vu des élèves remettre en cause ces apprentissages au nom de leur religion. Les deux autres types d’enseignements les plus cités par les lycéens concernent le rapport entre les hommes et les femmes. Sur la deuxième marche de cette étude, ce sont les cours portant sur le genre ou l’égalité entre les femmes et les hommes, lors desquels 32 % des lycéens déclarent avoir assisté à ce type de contestation au nom de valeurs religieuses.

Vient ensuite le cours d’éducation à la sexualité ou dédiés à l’égalité filles-garçons ou aux stéréotypes de genre – 31 % des lycéens font état de ce type de revendications. Les cours portant sur la laïcité occupent la quatrième marche du podium, avec 30 % des lycéens rapportant un incident. Là encore, selon l’étude, ces contestations semblent survenir davantage dans les établissements classés ZEP. Au total, là où ils ne sont que 42 % des lycéens à faire état de contestations d’ordre religieux portant sur les enseignements, ils sont 74 % à répondre positivement dans les lycées en zones d’éducation prioritaire. S’ils ne sont que 14 % à déclarer soutenir les revendications de leurs camarades dans les lycées hors ZEP, ils sont plus de la moitié à le faire dans les lycées en ZEP.

« NE PAS OFFENSER LES CROYANTS » : Selon l’IFOP, la place que la religion tient dans la vie de ces adolescents peut entrer en conflit avec leur perception de la République et de ses lois, puisque 40 % des lycéens déclarent partager l’affirmation selon laquelle « les normes et règles édictées par votre religion sont plus importantes que les lois de la République ». Dans la population française en général, cette statistique n’est que de 23 %. Pour comparaison : là où seuls 33 % des étudiants catholiques se reconnaissent dans cette affirmation, les jeunes musulmans la partagent à 65 %. Un conflit qui pourrait d’ailleurs concerner le rapport des cultes entre eux, puisque 65 % des lycéens musulmans déclarent que leur religion « est la seule vraie religion », là où seuls 27 % des jeunes catholiques l’affirment.

L’étude a été menée sur un échantillon de 1.006 lycéens représentatifs, selon la méthode des quotas, du 15 au 20 janvier dernier. Interrogés sur l’assassinat de Samuel Paty, 87 % des lycéens condamnent totalement le meurtrier et son acte. Une statistique qui tombe à 73 % des lycéens musulmans, laissant 13 % de jeunes de cette confession osciller entre condamner tout en partageant « certaines de ses motivations » (5 %), l’indifférence (6 %), et l’absence de condamnation (2 %).

Confirmant les récentes études documentant une défiance marquée des jeunes à l’égard de la laïcité à la française, les lycéens interrogés par IFOP sont 71 % à estimer que les professeurs doivent « respecter les religions, afin de ne pas offenser les croyants ». Dans le même temps, 61 % d’entre eux – mais seulement 19 % des lycéens musulmans – estiment qu’il est justifié « que les enseignants puissent montrer à leurs élèves des dessins caricaturant ou se moquant des religions afin d’illustrer les formes de liberté d’expression »

Lire la Source : https://www.marianne.net/societe/education/selon-lifop-65-des-lyceens-musulmans-placent-lislam-au-dessus-des-lois-de-la-republique

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« Sacré Charlemagne » de France Gall

Par Maïa au concours de chant de Ploeuc sur Lié

On peut s’attendre que d’autres groupes se lèvent pour aller marcher avec Zemmour.

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Masques à l’École !

Par Le Figaro – Publié le jeudi 07 octobre 2021 à 07h11 – Mis à jour le lundi 11 octobre 2021 à 07h15.

Front view portrait of child with face mask back at school after covid-19 quarantine and lockdown, raising hands. – Les élèves de 68 départements seront exempts du port du masque à compter du lundi 11 octobre. Halfpoint / stock.adobe.com

Masque à l’école – levée de l’obligation pour 21 nouveaux départements dès ce lundi : INFOGRAPHIE – En tout, 68 territoires sont désormais concernés par la levée de cette mesure pour empêcher la propagation du covid-19. Dans les 33 autres, la circulation du virus demeure trop élevée.

Depuis lundi 4 octobre, déjà, les élèves de 47 départements étaient exempts du port du masque une fois entrés dans leur salle de classe. 21 nouveaux territoires sont désormais concernés par cette mesure : à partir de ce lundi 11 octobre, les élèves du CP au CM2 seront donc exempts du port du masque dans 68 départements de l’Hexagone.

Parmi les nouveaux territoires concernés figurent les Hautes-Alpes, département particulièrement touché par le virus lors de la troisième vague, mais également l’Oise, Eure-et-Loir, la Gironde, le Doubs ou encore l’Ille-et-Vilaine. Outre-Mer, ce sont Mayotte et La Réunion que le taux d’incidence à la baisse permet d’échapper à la règle du port du masque en salle de classe.

Pour que l’allègement entre en vigueur, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer avait précisé que le taux d’incidence devait être inférieur à 50 pendant cinq jours consécutifs. Pour les 33 derniers départements, le niveau de circulation du virus reste encore trop élevé, le protocole sanitaire de niveau 2 est maintenu.

Outre l’abandon du masque, les élèves de ces écoles vont pouvoir de nouveau manger tous ensemble, et non en tables séparées. Par ailleurs, toutes les activités sportives seront autorisées à l’intérieur comme à l’extérieur. Les professionnels devront néanmoins maintenir le masque dans les espaces clos et à l’extérieur, si les règles du département l’exigent.

Les nouveaux 21 départements exemptés de port du masque à l’école : Hautes-Alpes ; Aube ; Haute-Corse ; Doubs ; Eure-et-Loir ; Haute-Garonne ; Gironde ; Ille-et-Vilaine ; Lot ; Lot-et-Garonne ; Nord ; Oise ; Puy-de-Dôme ; Pyrénées-Atlantiques ; Hautes-Pyrénées ; Pyrénées-Orientales ; Bas-Rhin ; Savoie ; Territoire de Belfort ; La Réunion ; Mayotte.

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© par Bernard TRITZ