Les Républicains # Implosion ?

Par Stéphane VERNAY – Ouest France – Publié le lundi 10 janvier 2022 à 15h04.

«C’est un non-événement pour nous», a commenté la candidate LR Valérie Pécresse à propos du départ de l’ex vice-président de son parti chez Éric Zemmour. | AFP

COMMENTAIRE. Les Républicains peuvent-ils imploser avant la présidentielle ? : Guillaume Peltier, ancien vice-président des Républicains, rallie Eric Zemmour à trois mois du premier tour de la présidentielle. Initiative individuelle et marginale ou point de départ d’une bascule de la droite classique vers la droite extrême ? À ce stade, Valérie Pécresse n’a pas – ou peu – de soucis à se faire…

La défection de Guillaume Peltier peut-elle faire dérailler la campagne de Valérie Pécresse ? L’annonce du ralliement de l’ancien vice-président des Républicains à Eric Zemmour, dimanche sur Europe 1 et CNews, est commentée en boucle depuis hier. Le député du Loir-et-Cher laisse entendre que d’autres ​le suivront.

De quoi déstabiliser Les Républicains ? Jusqu’à faire capoter la candidature de Valérie Pécresse ? On ne va pas faire durer le suspense, il n’y en a pas. La réponse est non. La décision de Guillaume Pelletier ne remet rien en cause. « C’est un non-évènement pour nous » ​, a commenté – à raison – la candidate de la droite à la présidentielle ce matin sur franceinfo. Les Républicains n’imploseront pas dans la foulée de son départ.

Guillaume Peltier. | AFP

Un scénario du pire tenu à distance grâce à une primaire réussie : La question d’une éventuelle fracture du vieux parti de gouvernement ​se pose pourtant. Ou plutôt, elle s’est posée. Avant la primaire interne des LR, dont l’épilogue s’est tenu en décembre. Si Les Républicains avaient raté ce rendez-vous, en ne parvenant pas à embarquer Xavier Bertrand dans leur processus de départage​, par exemple, ou en se choisissant un candidat incapable d’assurer l’unité de la famille, ce scénario du pire était possible.

Des sondages défavorables, ne laissant que peu d’espoir quant aux chances du champion choisi, auraient également pu semer le doute dans les esprits. Jusqu’à persuader une partie des cadres LR de s’exfiltrer vers la Macronie – en passant par Horizons, le sas créé pour eux par Édouard Philippe – et une autre vers les droites extrêmes d’Éric Zemmour ou de Marine Le Pen.

L’image d’une famille unie, l’Élysée à portée : Ce mouvement de panique n’a pas eu lieu. Et il n’y a aucune raison qu’il se produise. D’abord parce que la primaire LR a été bien menée. Fidèles à leurs engagements, tous les candidats à la candidature se sont rangés derrière la gagnante. Contrairement à ce qui s’est joué à gauche en 2017, tous les ténors du parti s’affichent aujourd’hui publiquement derrière Valérie Pécresse. Ils la défendent sur les plateaux, et elle a fait une place à chacun, tous courants confondus, dans son état-major de campagne.

LR Twitter

La grande armée ​de Valérie, présentée la semaine dernière, compte une quarantaine de noms… mais pas celui de Guillaume Peltier, en voie de marginalisation depuis le printemps.

L’ancien vice-président des Républicains avait perdu son titre de numéro 2 ​du parti dès le mois de juillet, pour des propos tenus en mai (sur la justice et le partage d’un certain nombre de convictions communes ​avec Robert Ménard, le maire de Béziers, proche du Rassemblement national). Un commentaire sur le rassemblement de Villepinte d’Éric Zemmour (Comment rester insensible au discours pour la France d’Éric Zemmour ?) posté le 5 décembre lui a fait perdre le poste de vice-président des Républicains.

La tentation de nouveaux horizons : Si son appel de dimanche lui vaut d’être exclu du parti, il n’y avait déjà plus sa place. Écarté, Guillaume Peltier décide de changer de crémerie. Ses détracteurs rappellent opportunément ses débuts en politique au mouvement de jeunesse du Front national, dans les années 1990, suivi d’un passage au MNR de Bruno Mégret, puis au Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, avant son entrée à l’UMP.

« Moi, il a tapé à ma porte mais je ne l’ai pas ouverte », raille Marine Le Pen sur BFMTV, sous-entendant que Guillaume Peltier ne serait qu’une girouette. Le tempo qu’il a choisi pour retourner sa veste est certes mauvais, mais la question de la recomposition de la droite pourrait bien se reposer d’ici trois mois. En fonction des résultats de la présidentielle.

Une victoire de Valérie Pécresse balayerait évidemment tous les doutes, et pour longtemps. Un ratage, en revanche, ne manquerait pas de replonger le parti dans la crise. Si la candidate LR ne passait pas la barre du premier tour, on peut parier que nombre des grands noms du parti se mettraient bien vite en quête de nouveaux horizons…

Lire la Source :

https://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/decryptage/commentaire-les-republicains-peuvent-ils-imploser-avant-la-presidentielle-344e36b2-7216-11ec-9387-6c239fe68028

© par Bernard TRITZ

Sondage : Pécresse au second tour

Par Nina Jackowski – BFMTV – Publié le jeudi 10 décembre 2021 à 11h05.

Valérie Pécresse, candidate LR à la présidentielle, et Éric Ciotti, le 6 décembre 2021 à Saint-Martin-Vésubie – Christophe SIMON © 2019 AFP

PRÉSIDENTIELLE – PÉCRESSE DEVANCE LE PEN ET SE QUALIFIE AU SECOND TOUR, SELON UN SONDAGE : La candidate des Républicains a progressé de 8 points en un mois, atteignant 17% des intentions de vote, ce qui lui permet de rejoindre Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, selon un sondage BVA pour Orange et RTL.

Vers un duel Macron-Pécresse ? : Un nouveau sondage confirme la progression de la candidate fraîchement élue des Républicains, atteignant 17% des intentions de vote, soit une progression de 8 points par rapport à novembre dernier, selon un sondage BVA pour Orange et RTL paru ce vendredi. Selon cette enquête, elle devancerait Marine Le Pen (16%) et se qualifierait pour le second tour face à Emmanuel Macron.

« La campagne menée par les Républicains, sur des thématiques très ‘droitières’ (immigration et sécurité en particulier) et le résultat d’Éric Ciotti qui entend peser sur la campagne de la candidate désignée, lui permettent de glaner des voix à sa droite », est-il noté dans l’enquête.

Selon ce sondage, elle glane des intentions de vote aux candidats d’extrême droite Éric Zemmour et Marine Le Pen. Surtout que les deux tiers des Français (67%) considèrent qu’il fait un mauvais début de campagne, voire « très mauvais » pour plus d’un tiers (35%), depuis qu’il est officiellement candidat. Dans une moindre mesure, elle mord « un peu » sur l’électorat d’Emmanuel Macron.

Un français sur deux juge sa candidature « rassembleuse » : Toutefois, seul un Français sur deux estime que la présidente de la région Ile-de-France a des chances de se qualifier pour le second tour de la présidentielle (50%), ou encore que sa candidature serait jugée « rassembleuse ». Mais 43% des Français seulement pensent qu’elle a une stature présidentielle. Du côté de l’adhésion des sympathisants LR, le score monte à 8 sur 10.

Emmanuel Macron conserve lui son statut de favori crédité de 24% des intentions de vote. « Si son score est en recul de 2 points depuis le mois dernier, il reste au niveau qui était le sien au premier tour de 2017 », relève le sondage.

Méthodologie : l’enquête a été réalisée par Internet du 6 au 8 décembre 2021, avec un échantillon de 1500 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d’un échantillon représentatif de 1655 Français âgés de 18 ans et plus. Pour un pourcentage obtenu par enquête de 20%, la marge d’erreur est égale à 2,6.

Lire la Source : https://www.bfmtv.com/politique/elections/presidentielle/presidentielle-pecresse-devance-le-pen-et-se-qualifie-au-second-tour-selon-un-sondage_AN-202112100200.html

© par Bernard TRITZ

Sondage : Valérie Pécresse, nouvelle percée

Par BFMTV – Publié le mercredi 09 décembre 2021 à 22h30.

© Anne Christine POUJOULAT © 2019 AFP La candidate LR pour l’élection présidentielle 2022, Valérie Pécresse, le 4 décembre 2021 à Paris

Présidentielle – Un nouveau sondage confirme la percée de Valérie Pécresse : La candidate des Républicains serait à égalité avec la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, au premier tour.

Une confirmation : Depuis son intronisation samedi passé comme candidate officielle des Républicains après sa victoire au congrès du parti de droite, Valérie Pécresse a le vent en poupe et réalise de belles percées dans plusieurs sondages.

Dernier exemple en date, ce mercredi, avec cette enquête réalisée par Ipsos Sopra Steria pour Le Parisien/Aujourd’hui en France et France Info. On y apprend que, la présidente de la région Île-de-France, avec 16% d’intentions de vote si le scrutin devait avoir lieu dimanche prochain, se retrouverait en deuxième position à égalité avec Marine Le Pen, et donc en situation de se qualifier pour le second tour de l’élection. Dans ses colonnes, Le Parisien souligne que 49% des électeurs ayant voté François Fillon en 2017 seraient enclins à voter pour Valérie Pécresse en 2022. En première position, Emmanuel Macron est, à quatre mois du vote, crédité de 25% des voix.

Mercredi, cette dernière était, dans un sondage Elabe pour BFMTV, donnée gagnante au second tour, avec 53% d’intentions de vote, dans un face-à-face avec Emmanuel Macron après être arrivée en deuxième position au premier tour avec 20% des scrutins. « Les sondages, ça va et vient. Mais ce qui est intéressant c’est de sentir qu’il y a une envie d’alternance dans le pays, d’alternance concrète avec des solutions pour le pays », avait elle déclaré quelques heures plus tard à notre antenne.

La gauche stagne : Plus loin dans les résultats de cet ultime sondage, le polémiste Éric Zemmour est quant à lui crédité de 14% des voix trois jours après son premier rassemblement de campagne qui s’est tenu à Villepinte dans une ambiance tendue.

Finalement, une nouvelle fois, aucun des candidats de gauche ne dépasserait les 10% au premier tour, le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon atteignant péniblement les 8% et Yannick Jadot, candidat écologiste, étant à la tête de 6% des suffrages.

Plus loin, Anne Hidalgo et Arnaud Montebourg, qui tous deux appelaient ce mercredi à une candidature commune à gauche, sont crédités de respectivement 5 et 2,5% des voix, tandis que Fabien Roussel, Philippe Poutou et Nicolas Dupont-Aignan reçoivent 2, 1,5 et 1,5% des voix.

Sondage réalisé sur 1.500 personnes majeures, représentatives de la population française, qui ont été sondées par Ipsos Sopra Steria par Internet de lundi à ce mercredi matin. Seules celles se disant certaines d’aller voter, soit environ une sur deux, ont ensuite été incluses dans les résultats. Ces scores pourraient donc évoluer au fil de l’avancée de la campagne.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/elections/pr%C3%A9sidentielle-un-nouveau-sondage-confirme-la-perc%C3%A9e-de-val%C3%A9rie-p%C3%A9cresse/ar-AARCCym?ocid=msedgntp#image=1

© par Bernard TRITZ

Valérie Pécresse : qui est-elle ? Son portrait.

Par S.B. – BFMTV – Publié le samedi 04 décembre 2021 à 19h50.

© Ludovic MARIN © 2019 AFP Valérie Pécresse lors d’une cérémonie à l’Arc de Triomphe à Paris le 11 novembre 2021

Polyglotte, ancienne ministre, « méthodique »… Qui est Valérie Pécresse, première femme candidate à droite ? : Actuellement à la tête de la région Île-de-France, Valérie Pécresse a été élue ce samedi, candidate du parti Les Républicains pour la présidentielle 2022.

Désignée samedi, candidate de LR à la présidentielle, Valérie Pécresse a méthodiquement gravi les échelons à droite sur une ligne ferme et libérale, en déjouant l’image lisse qui lui a longtemps été accolée.

Décrite comme « bosseuse », « méthodique » et « structurée », Valérie Pécresse, née le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine, est une habituée du tableau d’honneur : bac à 16 ans, HEC, ENA… Un parcours d’excellence qui lui a longtemps valu une image sage, à son grand agacement.

« J’ai la capacité à rassembler toutes les sensibilités » : À 54 ans, l’ancienne ministre du Budget sous Nicolas Sarkozy porte aujourd’hui une ligne libérale sur l’économie qui parle à sa famille politique. Dans une campagne marquée par l’irruption d’Éric Zemmour à l’extrême droite, elle a aussi haussé le ton sur le régalien, s’adjoignant les services de Patrick Stefanini, un proche de François Fillon.

Déjouant d’avance les critiques en radicalité, cette « dame de faire » autoproclamée l’assure : « je suis au barycentre » de la droite dont « j’ai la capacité à rassembler toutes les sensibilités » – y compris les électeurs partis chez Emmanuel Macron.

« Je sais ce qu’est une campagne et recevoir des coups, mais je sais aussi en donner », assure celle qui accuse le président d’avoir « cramé la caisse ». Elle a promis à Marine Le Pen, qui ironisait sur le « quatre quarts » LR après le premier tour de la primaire : « elle aime le quatre-quarts, elle va en bouffer beaucoup ».

Souvent cataloguée comme francilienne, l’ancienne députée des Yvelines a sillonné dans sa campagne un pays où elle a « de la famille dans presque toutes les régions », expliquant ici son projet de six réacteurs EPR, défendant là sa fermeté sur l’immigration, avec un fil rouge : « restaurer la fierté française ».

« Serre-tête et jupe plissée » : « Elle joue sa vie » dans cette course à l’investiture, assurait il y a quelques mois un élu LR, alors qu’elle n’était pas la favorite des pronostics. Cette chantre des valeurs républicaines, également ancienne ministre de l’Enseignement supérieur, compte aussi se distinguer par son programme sur l’éducation.

L’ex-bébé Chirac, qui a quitté LR en 2019, avait fait l’objet de spéculations à l’été 2020, certains la voyant déjà à Matignon. Elle avait pris ses distances avec LR dès 2017 en créant le mouvement « Libres ! » en opposition au président du parti Laurent Wauquiez, jugé trop populiste.

« Lors de ma première campagne régionale, le surnom dont mes adversaires de gauche m’avaient affublée, c’était ‘la blonde’. Ensuite, ça a été ‘serre-tête et jupe plissée' », racontait en 2019 l’ex maître des requêtes au Conseil d’État.

« Il y a un malentendu avec moi, c’est ma blondeur. Je suis une femme forte », assurait jeudi, à l’issue du premier tour de la primaire, celle qui a battu Éric Ciotti au second tour. Et « je ne lâche rien, je suis une femme qui gagne et qui fait », répète la présidente de l’Île-de-France, en martelant son message d' »ordre » et de « détermination ».

« Un chemin différent des autres » : Elevée à Versailles, dans « une famille d’intellos un peu originale », cette férue de Dostoïevski et de Tolstoï décide à 15 ans d’apprendre le russe et part à Yalta, dans un camp des jeunesses communistes. Elle se met ensuite au japonais qu’elle perfectionne à Tokyo, en vendant caméscopes et liqueur.

« J’ai toujours jusqu’ici suivi un chemin différent des autres », assure cette passionnée de cinéma et de séries, pratiquant la boxe, et mère de trois enfants qu’elle préserve jalousement de toute exposition publique.

Déplorant le sexisme qui règne en politique où « si un homme crie, c’est un chef ; une femme qui s’emporte, c’est une hystérique », elle l’affirme aujourd’hui : « Il y a une forme d’audace à présenter une femme » à la présidentielle car « c’est un peu transgressif, un tabou à briser » à droite.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/polyglotte-ancienne-ministre-m%C3%A9thodique-qui-est-val%C3%A9rie-p%C3%A9cresse-premi%C3%A8re-femme-candidate-%C3%A0-droite/ar-AARt9vX?ocid=msedgntp#image=1

© par Bernard TRITZ

14:00 – Les votes sont clos !

Les Républicains

Les dés sont jetés ! Le scrutin du second tour de la primaire des Républicains est désormais fermé. Il est 14 heures. Plus aucun adhérent ne peut voter. Place au dépouillement avant l’annonce des résultats à 14h30.

Des minutes importantes pour le sort de la France !

Le scrutin a été clos à 14 heures, samedi. La participation atteignait 76,6% à 10 heures, contre 73,3% à la même heure lors du premier tour.

Valérie Pécresse ===> 69.326 voix 60.95%

Éric Ciotti ==========> 44.412 voix 39.05%

© par Bernard TRITZ

LR – Second débat – Immigration !

Par Marion Mourgue – Publié hier dimanche 14 novembre 2021 à 23h40.

Les Republicains party’s candidates for the 2022 French presidential election Eric Ciotti , Valerie Pecresse, Michel Barnier, Philippe Juvin and Xavier Bertrand arrive prior a televised debate at BFMTV in Paris, France on November 14, 2021. The right-wing party will chose its candidate for the 2022 French presidential election during a LR congress on December 4. Photo by Eliot Blondet/ABACAPRESS.COM | 788040_001 – Les cinq candidats avant le début du débat, ce dimanche soir. Blondet Eliot / Blondet Eliot/ABACA

À droite, les candidats s’attardent sur l’immigration : Lors du deuxième débat de la campagne pour le congrès LR sur BFMTV-RMC, les concurrents ont fait valoir leurs différences.

Se distinguer – Sans être vu par les adhérents LR comme un diviseur : Dimanche soir, lors du deuxième débat sur BFMTV-RMC, chacun des cinq candidats avait l’intention de mettre en exergue ses différences à moins de trois semaines du congrès. Notamment en matière d’immigration. « Ma proposition est plus efficace que celle de Michel Barnier », a d’emblée pointé Valérie Pécresse en dénonçant l’inefficacité du « moratoire » sur l’immigration proposé par son concurrent pour, dit-il, « donner un coup d’arrêt immédiat à l’immigration incontrôlée ». « Le moratoire ce n’est pas l’immigration zéro ! », a-t-elle réagi. « Je ne veux plus que ce soit la France qui s’adapte aux besoins de l’immigration, mais l’immigration qui s’adapte aux besoins de la France », a poursuivi Xavier Bertrand. « Le problème est bien plus grave que ce que dit Michel (Barnier) », a appuyé Éric Ciotti en critiquant les chiffres avancés par l’ex ministre sur l’immigration. « J’ai quelque chose de plus que mes amis, j’ai passé cinq ans à traiter le Brexit », a rebondi Michel Barnier. « J’ai compris un certain nombre de choses pour dire qu’il faut changer ce qui ne fonctionne pas », a-t-il expliqué, tout en ajoutant « qu’Éric l’a très bien dit, dans certaines villes françaises, on a le sentiment de ne plus vivre en France ».

Installés debout derrière des pupitres dans un décor rappelant un jeu télévisé, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Éric Ciotti, Philippe Juvin et Valérie Pécresse ont tous été d’accord pour dénoncer « le chantage migratoire » mené par la Biélorussie aux frontières de la Pologne. « Si nous plions à la frontière polonaise, nous plierons partout », a mis en garde Valérie Pécresse. « Nous devons protéger nos frontières, c’est l’existence même de l’Europe qui est en jeu », a prévenu la candidate.

« Immigration et terrorisme » : Sur cette question, Éric Ciotti, très présent tout au long du débat et qui se prononce pour un « quoi qu’il en coûte sécuritaire », est allé plus loin que ses amis. « Nous ne devons pas accueillir les migrants », a-t-il exposé pour « ne pas ouvrir de brèche ». « On sait que dans les flux de 2015, se sont insérés les terroristes du Bataclan », a-t-il lâché faisant écho aux propos tenus, 24 heures plus tôt, par Éric Zemmour et qui avaient déclenché la polémique. « Pourquoi ce procès de Moscou parce qu’il est allé se recueillir sur le lieu d’un attentat ? », a répondu Éric Ciotti jugeant qu’il pouvait y avoir une part de responsabilité politique du pouvoir de l’époque sans nommer néanmoins François Hollande. « Il y a beaucoup d’islamistes qui sont passés par ces routes migratoires », a enfoncé Valérie Pécresse. « Au sixième anniversaire, faire cette provocation ce n’est pas très digne », s’est insurgé Michel Barnier même s’il a indiqué que « tout le monde sait qu’il y a un lien entre immigration et terrorisme ». « En cette journée anniversaire, on attendait de la dignité et du respect, deux notions qui n’habitent pas Monsieur Zemmour », a développé Xavier Bertrand, assez en retrait pendant les échanges.

« L’immigration constitue la première préoccupation de nos concitoyens », a repris Éric Ciotti en souhaitant la suppression totale du droit du sol sur le sol français. « Il faut devenir français par la filiation ou un long parcours de naturalisation d’au moins 10 ans », a-t-il détaillé en souhaitant stopper « le caractère automatique du regroupement familial (…) Moi je souhaite que demain la France reste la France ! » « Je ne suis pas d’accord avec Éric Ciotti », a glissé Valérie Pécresse même si la candidate s’oppose à l’automaticité du droit du sol « y compris en métropole ». « Une immigration incontrôlée et une intégration ratée ça peut disloquer une nation », a-t-elle énoncé. Michel Barnier a lui proposé, vendredi, de supprimer le droit du sol à Mayotte pour « marquer un coup d’arrêt » à l’immigration « que personne ne contrôle » sur l’île de l’océan indien. L’espace Schengen est « à bout de souffle », a jugé Philippe Juvin, favorable à un Schengen 2, une proposition que Nicolas Sarkozy avait déjà mise dans le débat.

« Sur l’immigration, il faut être très ferme », a répété Philippe Juvin, « il faut (la) limiter. Mais l’idée d’immigration zéro n’existe pas », a-t-il soutenu en insistant sur la nécessaire politique de développement à mener en Afrique. Manière de se distinguer de ses concurrents !

Lire la Source : https://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/a-droite-les-candidats-s-attardent-sur-l-immigration-20211114

© par Bernard TRITZ

Droite : un mois pour le champion !

Les militants LR voteront, le 4 décembre, pour désigner leur candidat(e) à l’élection présidentielle. Vincent Isore/IP3 PRESS/MAXPPP

Plus que 30 dodos avant d’avoir enfin la réponse à la question qui nous turlupine depuis trop longtemps : qui sera le candidat de la droite à l’élection présidentielle ? En attendant le 4 décembre prochain, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Éric Ciotti s’acharnent chacun à leur tour à montrer aux Français que ce sont eux les meilleurs représentants des valeurs de la droite, quand Philippe Juvin s’appuie sur son parcours, un peu différent de celui de ses concurrents, pour convaincre. Les soutiens de Michel Barnier eux, restent persuadés qu’il est en passe de gagner. Le négociateur du Brexit s’est aussi laissé convaincre (même s’il a conscience que la campagne continue), allant jusqu’à proposer un poste de premier ministre à Laurent Wauquiez. Quoi qu’il en soit, chez les ténors du parti, on reste certains que seul LR est capable de répondre à ce « besoin de droite » exprimé par les Français, et illustré notamment par le nombre d’adhésion croissant au parti de Christian Jacob.

Le parti est de fait, sur un chemin encourageant, profitant d’un bon alignement des planètes entre l’acceptation des règles de départage par tous les candidats, même les plus réticents, et une conjoncture favorable dans laquelle cette campagne interne suscite intérêt et curiosité, Guillaume Tabard estimant que « cette médiatisation servira la droite », si tant est qu’elle se montre capable de tirer profit de « cette fenêtre de tir d’un mois ».

D’ici là, les cinq prétendants se soumettront au traditionnel exercice du débat télévisé à quatre reprises avant l’échéance du 4 décembre. Pas de crêpage de chignon en perspective, on préférera des échanges pleins de cordialité. Xavier Bertrand comme Michel Barnier ont annoncé la couleur : ils seront gentils. Sans pour autant masquer leurs divergences, ces débats ayant le pouvoir de faire basculer l’opinion. Dans les états-majors des cinq prétendants, on s’active en tout cas pour peaufiner les discours, anticiper les réparties, trouver le moyen de gommer les points faibles et faire triompher les points forts. Tout en anticipant aussi l’après congrès qui exigera que la droite présente un front uni aux Français. Une gymnastique pas évidente.

Lire la Source : https://mail.google.com/mail/u/0/?pli=1#label/Fournisseurs%2FLe+Figaro/FMfcgzGlkjbRsbBwmXrVHDLhLMnhCkMS

© par Bernard TRITZ