Google Pixel Fold : Smartphone pliant

Google Pixel Fold : le smartphone pliant se précise et devient de plus en plus intéressant !

Par Remi Lou – Publié le mercredi 21 juillet 2021 à 09h00.

Smartphone pliant.

Le Pixel pliant de Google continue de livrer ses secrets, et se dégote une dalle flexible d’exception signée Samsung.

Cela fait déjà plusieurs années que les smartphones pliants font les choux gras de l’actualité tech, mais force est de constater qu’ils sont encore bien peu nombreux sur le marché et ne se sont pas vraiment généralisés auprès du grand public. En effet, le concept est encore jeune et les prix plutôt prohibitifs, mais cela devrait peu à peu changer à mesure que d’autres constructeurs se lanceront sur ce marché.

Samsung, qui règne sur le petit monde des smartphones pliants, devrait ainsi propulser le secteur tout entier grâce à ses technologies d’écrans flexibles. Selon le média coréen The Elec — généralement de bonnes sources — Google devrait notamment en profiter. Samsung Display devrait ainsi fournir son panneau Ultra Thin Glass (UTG) au géant californien afin d’équiper son premier smartphone pliant, communément appelé Pixel Fold par les rumeurs.

Toujours d’après The Elec, Google aurait commandé des écrans OLED flexibles de 7,57 pouces à Samsung. Il s’agirait d’une dalle LTPO, capable d’ajuster automatiquement son taux de rafraîchissement de 1 à 120 Hz en fonction du contenu affiché. L’écran serait destiné à trouver sa place à l’intérieur du Pixel Fold, tandis qu’un second écran plus ordinaire servirait d’affichage externe. Le concept se rapprocherait ainsi du Galaxy Z Fold 2 — et du futur Galaxy Z Fold 3 — de Samsung. D’ailleurs, le futur smartphone pliant de Samsung, dont la présentation est attendue ce 11 août, devrait également bénéficier d’un écran LTPO 120 Hz.

Smartphone pliant sur Twitter.

Reste à voir quand sortira ce fameux smartphone pliant façon Google. Selon de précédentes rumeurs, le Pixel Fold pourrait bien voir le jour avant la fin de l’année, même si l’entreprise déclarait en 2019 ne pas être « pressée de mettre un produit pliable sur le marché. » Quoi qu’il en soit, le lancement d’un smartphone pliant chez Google serait un événement en soi. Étant à l’origine d’Android, la firme pourrait définitivement bouleverser le secteur en adaptant pleinement son logiciel à ce nouveau form factor.

Lire la Source : https://www.journaldugeek.com/2021/07/21/google-pixel-fold-le-smartphone-pliant-se-precise-et-devient-de-plus-en-plus-interessant/

© Par Bernard TRITZ

Pegasus – France : Macron et bien d’autres en sus !

Par Damien Leloup et Martin Untersinger – Publié, le mardi 20 juillet à 17h59 – Mis à jour, le mardi 20 juillet à 19h13.

président au téléphone – Image JOHN THYS / AFP –

Projet Pegasus : un téléphone portable d’Emmanuel Macron dans le viseur du Maroc.

ENQUÊTE : En 2019, les numéros du chef de l’Etat, de son premier ministre et de quatorze ministres alors en exercice ont été sélectionnés pour une éventuelle mise sous surveillance par le logiciel espion. Contacté par « Le Monde », l’Elysée affirme : « si les faits sont avérés, ils sont évidemment très graves. Toute la lumière sera faite sur ces révélations ».

Emmanuel Macron adore ses téléphones portables : Pour le président français, ils sont un outil de travail, un moyen de gouverner et même un symbole de sa modernité. Deux iPhones trônent à ses côtés sur son portrait officiel et, dans la vidéo tournée en mai avec les youtubeurs McFly et Carlito, on le voit dans les salons de l’Elysée en train d’en dégainer un pour appeler le footballeur Kylian Mbappé.

Mais l’utilisation de ces appareils s’est peut-être retournée contre lui : L’un des numéros du président de la République, qu’il utilise, selon nos informations, régulièrement depuis au moins 2017 et jusqu’à ces derniers jours, figure dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l’Etat marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage. Des numéros de téléphone appartenant à Edouard Philippe, alors premier ministre, ainsi qu’à quatorze autres membres du gouvernement ont également été visés.

Ces numéros font partie d’une liste de plus de 50.000 numéros de téléphone consultée par l’organisation Forbidden Stories et Amnesty International, avant d’être partagée à seize médias, dont Le Monde, réunis au sein du « Projet Pegasus ». Selon les analyses menées par le consortium et Amnesty, la présence dans cette liste signifie qu’un client de Pegasus s’y est intéressé et a envisagé une possible infection.

L’authenticité de cette liste et son lien avec le logiciel espion Pegasus ont notamment été établis en analysant plusieurs dizaines de téléphones y figurant. Dans une grande majorité de cas, des traces techniques laissées par Pegasus y ont été trouvées, souvent quelques secondes après l’apparition sur la liste du numéro de téléphone correspondant.

Faute d’avoir pu examiner le téléphone du président de la République, il n’est pas possible de dire s’il a été infecté par ce logiciel espion, l’un des plus sophistiqués de la planète. Pegasus est aussi invisible qu’intrusif ; seul un protocole d’analyse technique précis, établi par une poignée d’experts, permet d’en déceler des traces a posteriori. Dans un communiqué transmis au Projet Pegasus le 20 juillet, NSO affirme qu’Emmanuel Macron « n’a pas, et n’a jamais été, une cible ou n’a jamais été sélectionné comme une cible par des clients de NSO ». NSO ne précise pas sur quoi elle se base pour l’affirmer, l’entreprise précisant qu’elle n’a « pas accès aux données de ses clients, qui doivent toutefois fournir ce type d’informations » à NSO en cas d’enquête. Il vous reste 81.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Lire la Suite : https://www.lemonde.fr/projet-pegasus/article/2021/07/20/projet-pegasus-un-telephone-portable-d-emmanuel-macron-dans-le-viseur-du-maroc_6088950_6088648.html

© Par Bernard TRITZ

Pegasus – Système mondial d’espionnage

Projet Pegasus – Révélations sur un système mondial d’espionnage de téléphones !

Par Damien Leloup et Martin Untersinger – Publié le dimanche 18 juillet à 18h00 – Mis à jour le dimanche 18 juillet à 20h13.

Pégasus – Espionnage des conversations téléphoniques

ENQUÊTE – « Le Monde » et seize autres rédactions ont eu accès à plus de 50.000 numéros de téléphone potentiellement ciblés par Pegasus, un puissant logiciel espion israélien, pour le compte d’une dizaine d’États. Une arme numérique utilisée contre des journalistes, des avocats, des militants et des responsables politiques de nombreux pays, dont la France.

C’est un annuaire ahurissant, dans lequel on trouve un chef d’Etat et deux chefs de gouvernement européens ; des hommes et des femmes aux plus hauts échelons du pouvoir d’une ex-République soviétique ; des dizaines de députés de l’opposition d’un pays africain ; des princes et des princesses, des chefs d’entreprise, quelques milliardaires, des ambassadeurs, des généraux. Et puis, aussi et surtout, des centaines de journalistes, d’avocats, de militants des droits de l’homme.

Le Monde, associé au sein d’un consortium à seize autres rédactions, a eu accès à environ 50.000 numéros de téléphone – partagés par l’organisation Forbidden Stories et Amnesty International – de cibles potentielles d’un puissant logiciel espion de l’entreprise israélienne NSO Group, baptisé « Pegasus », pour le compte d’une dizaine de gouvernements. Il s’avère que nombre de ces cibles au sein de la société civile ont été effectivement infectées par Pegasus. Le Monde et le consortium coordonné par Forbidden Stories ont pu confirmer l’authenticité des données en les croisant avec plusieurs autres sources et en identifiant des dizaines de nouvelles victimes du logiciel par des analyses techniques extrêmement poussées sur leurs téléphones mobiles, grâce aux experts du Security Lab d’Amnesty International.

Violation des droits de l’homme : Ces listes de « cibles » sont d’un intérêt exceptionnel : l’usage de Pegasus que font les Etats clients de NSO, en dehors de tout cadre légal, est un secret bien gardé. Depuis sa création, en 2011, l’entreprise israélienne vend son logiciel comme un outil décisif, destiné uniquement à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé – et multiplie les discours assurant que tout est mis en œuvre pour garantir cet usage « légitime ». L’analyse des données consultées par Le Monde et ses partenaires montre que, pour une grande partie des clients de NSO, terrorisme et grand banditisme ne constituent qu’une infime partie des utilisations.

En Azerbaïdjan, au Maroc ou au Rwanda, ce sont avant tout des journalistes, des opposants, des avocats, des défenseurs des droits de l’homme qui sont les principales cibles de ce logiciel espion sophistiqué. NSO répète depuis des années que les cas de surveillance politique sont des incidents isolés. Les informations que Le Monde et ses partenaires publient, à partir du 18 juillet, dans une série de révélations programmées tout au long de la semaine, prouvent de manière incontestable que ces abus sont la norme et non l’exception.

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